logo-bretagne2005.jpgAujourd’hui s’ouvre une session du Conseil régional.  Le dossier préparatoire reçu pèse 7 kg, mesure 16 cm d’épaisseur, compte 2191 pages qui doivent être discutées durant 21 h de débats environ…

L’ordre du jour est copieux : la stratégie emploi-formation, la nouvelle politique territoriale, la création de l’établissement public foncier… Aujourd’hui nous allons commencer par la définition d’une véritable politique sportive (la Bretagne compte 800 000 licenciés dans 8 000 clubs). Il ne s’agit pas d’une compétence dédiée de notre assemblée mais alors que les besoins sont immenses, notamment en matière d’équipements, comment ne pas chercher à y répondre ?

Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, chaque groupe politique a pour habitude d’intervenir pour donner son sentiment sur l’actualité bretonne. Au nom de celui du PS et des Radicaux de gauche, je vais prendre la parole pour regretter les marques répétées de méfiance du gouvernement à l’encontre des régions. Ainsi par exemple, les fonds européens (430 millions d’euros pour la Bretagne) seront gérés par les préfets. Sauf en Alsace… sans doute parce que le Président du conseil régional est UMP.

Avec Dominique de Villepin nous savons maintenant que si l’argent n’a pas d’odeur, il a une couleur.  

Waterloo

13 juin 2006 3 Commentaires

grognard1.jpgJ’apprends aujourd’hui que le député UMP de Plouescat, Jacques Le Guen vient de créer avec quelques uns de ses collègues comme Georges Tron (Essonne) ou Jacques Godfrain (Aveyron), une association dont l’intitulé reste à définir soit « Notre République » soit « Valeurs républicaines ».

Leur ambition est double : promouvoir le bilan du président de la République et du gouvernement, rappeler les fondements de la Vème République et notamment que « le Premier ministre est le chef de la majorité ».

Cette fidélité mérite d’être saluée à quelques jours du 16 mai qui vit, lors du débat sur la motion de censure, 200 députés UMP bouder la séance, manifestant ainsi leur mécontentement vis-à-vis de la situation politique actuelle. Annoncée à cinq jours de l’anniversaire de la défaite napoléonnienne, une telle démarche fait évidemment penser au mot qu’y prononça le général Cambronne le 18 juin 1815 « la garde impériale meurt mais ne se rend pas »… Dominique de Villepin appréciera l’intention !

Pole universitaire.jpgJ’ai présidé ce matin le jury de la Licence 1 (1ère année de droit) à l’UBO. Les résultats sont conformes aux années précédentes : 66 % de réussite.

Un tel taux peut surprendre tant est ancrée la conviction que le niveau d’échec à ce qui s’appelait le DEUG il y en encore deux ans, est fort.

De fait, les statistiques indiquent que le taux de réussite n’est que de 45,5 % en deux ans mais de 66,7 % en trois ans et de 76,5 % en cinq ans.

Le drame n’est pas dans l’échec car le pourcentage de 66 % est calculé par rapport au nombre d’étudiant qui ont passé l’examen… Si l’on calcule sur la base des inscrits (comme les statistiques officielles) la réussite ne concerne que 37 % des étudiants ! Non, le vrai défi est de comprendre pourquoi autant de bacheliers abandonnent si vite. Erreur d’orientation, solution d’attente avant d’intégrer une filière professionnelle, inadaptation au rythme universitaire, les constats pullulent, pour ce qui est des solutions…

 

2006-06-11.jpg« Hawk eye » littéralement « Oeil de faucon ». C’est le nouveau système d’arbitrage informatique imaginé par les dirigeants du tennis mondial.

Le principe : cinq caméras, situées sur le toit du stade, filment les échanges à 60 images par seconde et les transmettent illico à un ordinateur. Celui-ci après avoir recalculé les trajectoires à 3 millimètres près, les synthétise sur l’écran. Chaque joueur peut y faire appel à deux reprises au cours d’un set. Il a servi pour la première fois à Miami en mars et sera utilisé à l’US Open en septembre.

Les organisateurs de Roland Garros n’en ont pas voulu même si France Télévision s’en sert dans ses retransmissions. On pourrait y voir une réaction salutaire contre cette obsession contemporaine de vouloir tout savoir, sur tout, tout de suite.

J’ai toujours pensé que cette course à l’urgence, ce culte de la transparence qui incite le citoyen, en société, à rechercher la spontanéité et l’épanchement, et dans la vie politique, l’abolition des secrets, peut vite dégénérer en voyeurisme. Et de fait, souvent les citoyens ont la tentation de délaisser les idéaux et de régler leur pensée et leurs actions sur des images qui prétendent serrer la réalité sociale et physique toujours plus près. J’étais donc près à louer le comportant de la fédération française de tennis pour sa contribution au refus du tout savoir avant de découvrir qu’elle avait simplement estimé que la terre battue suffisait à repérer les impacts des balles !

Fabius tenduff.jpgJ’ai passé la journée d’hier avec Laurent Fabius.

Le PS est à la veille d’adopter son Projet et il me semblait utile que l’un de ses dirigeants vienne entendre la contribution que les socialistes du Finistère ont souhaité y apporter.

Cet homme m’intéresse tant sa vie me parait écrite comme un roman balzacien. Certes l’ambition est l’oxygène de l’homme politique mais, chez lui, elle embrigade si spectaculairement les vices éclatants de notre démocratie qu’elle en devient exemplaire.

Jusqu’à l’an passé, sa tactique était proverbiale : il fallait temporiser. C’est grâce à cela qu’il a pu emporter ses victoires. Ne jamais engager le combat frontal, attendre l’adversaire et l’éviter à son arrivée, chercher à l’épuiser, autant de recettes qui ont fait sa réputation. D’où vient alors qu’en 2005, oubliant les exploits (racontés par Plutarque) qui ont permis à son illustre homonyme Fabius Maximus Verrucosus, consul de Rome, de vaincre Hannibal entre 216 et 211 av. J.-C., Laurent Fabius ait abandonné cette tactique qu’il avait faite sienne, provoquant un séisme au PS et favorisant la victoire du « non  » ?

Je ne vois qu’une seule réponse : la conviction. Laurent Fabius est un mitterrandiste, tendance Lucien Leuwen. Il considère que la présidence de la République ne peut se conquérir que par la façade gauche, même s’il sait qu’elle ne se conserve ensuite que par sa façade centrale…

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