Etudes2.jpg1856-2006,  la revue « Etudes » célèbre ce mois-ci son 150ème anniversaire. Dans le monde des idées, elle fait figure d’exemple par sa diffusion (15 000 exemplaires dont  11 000 abonnements), par sa longévité et par l’exigence de son contenu.

Sa place dans le débat public est largement reconnue, même si sa marque de « revue religieuse » lui a fermé un temps quelques portes bloquées par une laïcité trop stricte. Elle est en effet dirigée par les Jésuites.

Comme universitaire, je suis très heureux que celui qui fut longtemps son rédacteur en chef, Henri Madelin, m’ait permis d’y publier des contributions sur la cohabitation ou l’avenir des partis politiques. Elle reste un lieu d’interrogation fondamentale des systèmes idéologiques, les injustices, nos représentations collectives. A travers de multiples points de vue, elle traite des débats constants sur la liberté et la vérité, sur la place de la religion dans la société. Elle s’applique ainsi à scruter la vie du monde pour un discernement le plus aigu possible.

Je lui souhaite une longue vie tant les chantiers sont immenses : justice au niveau international, individualisme et démocratie, paix internationale et locale, danger du terrorisme, œcuménisme et dialogue interreligieux…

bouglione.jpgCe pourrait être un titre pour aborder la façon pathétique avec laquelle la municipalité UMP d’Alain Gérard traite le dossier du multiplexe. Comment peut-on, en effet, prétendre préparer l’avenir de notre ville avec autant de désinvolture ?

Voilà un projet dont on découvre qu’il est en chantier depuis deux ans sans que le maire n’ait jamais cru bon d’en informer ni les élus, ni la population. Et soudain alors qu’une procédure publique est enfin lancée, l’équipe municipale décide de l’annuler sans avertir les deux opérateurs initialement retenus par ses soins. Pis, on apprend – par la presse – que le maire n’a pas trouvé le temps de rencontrer personnellement les potentiels promoteurs !!! Tout cela traduit au mieux de la négligence et au pire de l’incompétence…

Mais en fait, je voulais parler du vrai cirque installé sur le parking de la Providence depuis vendredi : celui que dirigent André-Joseph et Sabrina Bouglione, sixième génération d’une famille historique du cirque en France. Il faut vite dépasser la mauvaise impression que donne le chapiteau fatigué. Le 20 mai dernier, à la suite des forts vents qui sévissaient à St Lo, le chapiteau s’est effondré et la tournée n’a pu se poursuivre que grâce à l’ancien matériel. Le spectacle y est de qualité avec les grands classiques : clowns, acrobates, jongleurs, tigres et une surprise : des vaches savantes… Et puis surtout, on y retrouve la valeur principale que véhicule ce spectacle populaire : la convivialité. 
 

Rodhi.jpgPassionnant déjeuner hier midi à Rennes lors de la session du Conseil régional avec Rodhri Morgan, premier ministre gallois (et travailliste !) depuis 6 ans.

Dans nos deux pays, les aspirations régionalistes ont traditionnellement été perçues comme une menace pour l’unité nationale. Il faut distinguer entre notre République, théoriquement unitaire et indivisible, et le Royaume Uni, un « Etat d’union » au caractère plus asymétrique où chacune de ses 4 nations (Angleterre, Pays de Galles, Ecosse et Irlande du Nord) possède son propre héritage historique, culturel, ethnique et dans une certaine mesure ses caractéristiques socio-politiques.

Ainsi le modèle de « dévolution » pratiqué au Pays de Galles est sans doute le plus proche de celui qui pourrait s’envisager en France – tout compte fait des différences nationales – ou, du moins, le moins incompatible avec les possibilités ouvertes dans un Etat unitaire.

L’Assemblée nationale n’a pas de pouvoir législatif autonome mais gère (avec un budget 22 fois supérieur à celui du Conseil régional de Bretagne, venant presque entièrement sous forme d’une dotation du Trésor) la santé, l’éducation, le logement, le développement économique, l’environnement, la formation professionnelle, le patrimoine, la culture.

 

Clipboard011.jpgEn rentrant à l’hôtel (que je conseille à Rennes) après la session, j’ai pu regarder sur France 2, la seconde partie du documentaire « les trostkystes » écrit sur un scénario de Claude Askolovitch, journaliste au Nouvel Observateur.

Je n’ai jamais vraiment compris cette légende qui fait du trotskysme une idéologie antitotalitaire. C’est oublier que les camps de concentration lui sont dus, de même que la terreur policière ou la militarisation des syndicats. C’est passer sous silence la répression de Kronstadt, cette révolte qui avait pour mot d’ordre « tout le pouvoir aux ouvriers pas au parti », qu’il écrasa avec l’armée rouge comme l’armée des Versaillais écrasa la Commune. C’est ne pas connaître le règlement de la collectivisation des terres par la méthode du « balai de fer » (extermination des meneurs et déplacement massif des populations).

Pour moi, Trotsky n’est qu’un Staline qui a échoué. Je cherche d’ailleurs autour de quel projet politique ses héritiers articulent leur « radicalisme ». Ils stigmatisent plus qu’ils ne proposent. Etre de gauche est pour eux uniquement une question géographique. Quand un problème se pose, ils ne cherchent aucunement la réponse la plus pertinente dans l’intérêt même de ceux qu’ils prétendent vouloir représenter mais obsessionnellement celle qui est la « plus à gauche » ! C’est un comportement pavlovien dénué de tout raisonnement.

A leurs yeux gouverner, c’est inévitablement trahir et la gauche n’est belle que lorsqu’elle souffre dans l’opposition ! Un lamento où Péguy a remplacé Marx comme prophète puisque la seule antienne consiste à « résister ». Un extrémisme de rejet et non de projet qui préfèrera toujours une grande manifestation à une bonne alternance !

vote 14 juin.jpgHier soir, j’ai été désigné par les adhérents du PS de la 1ère circonscription (les trois cantons de Quimper, ceux de Briec et de Fouesnant) comme candidat à la future élection législative. Nathalie Conan a accepté d’être ma suppléante.

Le vote avait lieu jusqu’à 22 h, ce qui m’a permis de rentrer de Rennes sans quitter la session du Conseil régional trop tôt.

C’est évidemment un moment important pour moi. Je mesure la confiance qui m’est faite. Je connais l’ampleur de l’entreprise : sur les 20 dernières années, cette circonscription a eu pendant 15 ans un élu de droite, seul Bernard Poignant a pu la représenter à l’Assemblée entre 1988 et 1993. 15 ans c’est bien assez, le temps de l’alternance est venu ! Je vais y consacrer toute mon énergie.

Je conduirais ce combat au nom des valeurs auxquelles je crois. Etre socialiste aujourd’hui c’est avoir pour ambition la justice sociale et pour drapeau la réforme. Un monde nouveau est à bâtir. Il ne passe pas par les vaines espérances d’un mythique « grand soir ». Il repose sur la conviction que la raison appuyée sur la volonté peut déplacer des montagnes. Telle est ma conviction, ma volonté, mon ambition.

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