ADRIA.jpgL’ ADRIA (Association pour le développement, la Recherche et l’innovation Agroalimentaires) tenait hier son assemblée générale dans ses locaux de Créach Gwen.

Le moment était d’importance tant les turbulences furent nombreuses au début de l’année au point que les rumeurs les plus inquiétantes transpirèrent dans nos journaux régionaux. Il fallut l’intervention financière massive du Conseil régional (au nom duquel je siège dans le Conseil de Surveillance de cette structure avec ma collègue Véronique Raher-Hériaud) qui vota une subvention d’urgence de 600 000 euros et du Conseil général qui compléta avec 170 000 euros, pour que les inquiétudes se dissipent.

En contrepartie de ce nouveau soutien, nous avons souhaité que la structure soit placée sous une procédure de sauvegarde afin de protéger l’ensemble des salariés. Et le 20 avril le tribunal de Quimper a désigné un administrateur provisoire. Aujourd’hui, des mesures sont envisagées comme la vente de filiales qui agissent dans le domaine concurrentiel ce qui n’est pas la vocation de l’ADRIA qui doit se recentrer sur la recherche et le développement au service des entreprises bretonnes. 

Il reste du travail et notamment l’apurement de la dette mais l’essentiel est préservé : plus de 80 emplois sont conservés à Quimper.

conf de presse.jpgFrançois Hollande que j’accueillais hier à Brest pour une réunion devant 300 adhérents connaît bien le PS. Il en est le principal responsable depuis 1997, il en maîtrise donc parfaitement tous les codes et sait finement en jouer. Il l’a démontré avec brio.

Comme premier secrétaire de la fédération du PS, il m’appartenait d’ouvrir la réunion pour l’interpeller. Je crois l’avoir fait avec vigueur. Il peut arriver que je taise une part de mes idées personnelles pour faire vivre le collectif, c’est le lot d’un animateur départemental mais grâce à cette fonction j’ai appris la patience, le compromis, le respect et d’abord celui des militants. J’y ai puisé aussi le besoin d’écouter les autres pour porter leur voix. Et je sais la frustration des adhérents du PS de ne pouvoir discuter plus longuement de ce texte qui va engager le PS pour dix ans.

François Hollande s’est montré tel qu’en lui-même. Personne ne conteste son talent, sa vivacité, sa causticité (j’en ai fait les frais), son alacrité. Comme il est aimable, vertu rarissime en politique, certains l’imaginent désinvolte. Puisqu’il est ouvert, d’autres sont persuadés qu’il n’a pas cette dureté de granit et cette concentration quasi obsessionnelle faute desquelles, paraît-il, on ne saurait escalader les plus hautes marches de la politique. Sa ligne politique est celle d’un social-démocrate europhile allergique au clinquant factice des Cyranos de l’utopie. Mais hier, on l’aurait aimé moins prudent.

Etudes2.jpg1856-2006,  la revue « Etudes » célèbre ce mois-ci son 150ème anniversaire. Dans le monde des idées, elle fait figure d’exemple par sa diffusion (15 000 exemplaires dont  11 000 abonnements), par sa longévité et par l’exigence de son contenu.

Sa place dans le débat public est largement reconnue, même si sa marque de « revue religieuse » lui a fermé un temps quelques portes bloquées par une laïcité trop stricte. Elle est en effet dirigée par les Jésuites.

Comme universitaire, je suis très heureux que celui qui fut longtemps son rédacteur en chef, Henri Madelin, m’ait permis d’y publier des contributions sur la cohabitation ou l’avenir des partis politiques. Elle reste un lieu d’interrogation fondamentale des systèmes idéologiques, les injustices, nos représentations collectives. A travers de multiples points de vue, elle traite des débats constants sur la liberté et la vérité, sur la place de la religion dans la société. Elle s’applique ainsi à scruter la vie du monde pour un discernement le plus aigu possible.

Je lui souhaite une longue vie tant les chantiers sont immenses : justice au niveau international, individualisme et démocratie, paix internationale et locale, danger du terrorisme, œcuménisme et dialogue interreligieux…

bouglione.jpgCe pourrait être un titre pour aborder la façon pathétique avec laquelle la municipalité UMP d’Alain Gérard traite le dossier du multiplexe. Comment peut-on, en effet, prétendre préparer l’avenir de notre ville avec autant de désinvolture ?

Voilà un projet dont on découvre qu’il est en chantier depuis deux ans sans que le maire n’ait jamais cru bon d’en informer ni les élus, ni la population. Et soudain alors qu’une procédure publique est enfin lancée, l’équipe municipale décide de l’annuler sans avertir les deux opérateurs initialement retenus par ses soins. Pis, on apprend – par la presse – que le maire n’a pas trouvé le temps de rencontrer personnellement les potentiels promoteurs !!! Tout cela traduit au mieux de la négligence et au pire de l’incompétence…

Mais en fait, je voulais parler du vrai cirque installé sur le parking de la Providence depuis vendredi : celui que dirigent André-Joseph et Sabrina Bouglione, sixième génération d’une famille historique du cirque en France. Il faut vite dépasser la mauvaise impression que donne le chapiteau fatigué. Le 20 mai dernier, à la suite des forts vents qui sévissaient à St Lo, le chapiteau s’est effondré et la tournée n’a pu se poursuivre que grâce à l’ancien matériel. Le spectacle y est de qualité avec les grands classiques : clowns, acrobates, jongleurs, tigres et une surprise : des vaches savantes… Et puis surtout, on y retrouve la valeur principale que véhicule ce spectacle populaire : la convivialité. 
 

Rodhi.jpgPassionnant déjeuner hier midi à Rennes lors de la session du Conseil régional avec Rodhri Morgan, premier ministre gallois (et travailliste !) depuis 6 ans.

Dans nos deux pays, les aspirations régionalistes ont traditionnellement été perçues comme une menace pour l’unité nationale. Il faut distinguer entre notre République, théoriquement unitaire et indivisible, et le Royaume Uni, un « Etat d’union » au caractère plus asymétrique où chacune de ses 4 nations (Angleterre, Pays de Galles, Ecosse et Irlande du Nord) possède son propre héritage historique, culturel, ethnique et dans une certaine mesure ses caractéristiques socio-politiques.

Ainsi le modèle de « dévolution » pratiqué au Pays de Galles est sans doute le plus proche de celui qui pourrait s’envisager en France – tout compte fait des différences nationales – ou, du moins, le moins incompatible avec les possibilités ouvertes dans un Etat unitaire.

L’Assemblée nationale n’a pas de pouvoir législatif autonome mais gère (avec un budget 22 fois supérieur à celui du Conseil régional de Bretagne, venant presque entièrement sous forme d’une dotation du Trésor) la santé, l’éducation, le logement, le développement économique, l’environnement, la formation professionnelle, le patrimoine, la culture.

 

Facebook

Twitter