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Clipboard011.jpgEn rentrant à l’hôtel (que je conseille à Rennes) après la session, j’ai pu regarder sur France 2, la seconde partie du documentaire « les trostkystes » écrit sur un scénario de Claude Askolovitch, journaliste au Nouvel Observateur.

Je n’ai jamais vraiment compris cette légende qui fait du trotskysme une idéologie antitotalitaire. C’est oublier que les camps de concentration lui sont dus, de même que la terreur policière ou la militarisation des syndicats. C’est passer sous silence la répression de Kronstadt, cette révolte qui avait pour mot d’ordre « tout le pouvoir aux ouvriers pas au parti », qu’il écrasa avec l’armée rouge comme l’armée des Versaillais écrasa la Commune. C’est ne pas connaître le règlement de la collectivisation des terres par la méthode du « balai de fer » (extermination des meneurs et déplacement massif des populations).

Pour moi, Trotsky n’est qu’un Staline qui a échoué. Je cherche d’ailleurs autour de quel projet politique ses héritiers articulent leur « radicalisme ». Ils stigmatisent plus qu’ils ne proposent. Etre de gauche est pour eux uniquement une question géographique. Quand un problème se pose, ils ne cherchent aucunement la réponse la plus pertinente dans l’intérêt même de ceux qu’ils prétendent vouloir représenter mais obsessionnellement celle qui est la « plus à gauche » ! C’est un comportement pavlovien dénué de tout raisonnement.

A leurs yeux gouverner, c’est inévitablement trahir et la gauche n’est belle que lorsqu’elle souffre dans l’opposition ! Un lamento où Péguy a remplacé Marx comme prophète puisque la seule antienne consiste à « résister ». Un extrémisme de rejet et non de projet qui préfèrera toujours une grande manifestation à une bonne alternance !

vote 14 juin.jpgHier soir, j’ai été désigné par les adhérents du PS de la 1ère circonscription (les trois cantons de Quimper, ceux de Briec et de Fouesnant) comme candidat à la future élection législative. Nathalie Conan a accepté d’être ma suppléante.

Le vote avait lieu jusqu’à 22 h, ce qui m’a permis de rentrer de Rennes sans quitter la session du Conseil régional trop tôt.

C’est évidemment un moment important pour moi. Je mesure la confiance qui m’est faite. Je connais l’ampleur de l’entreprise : sur les 20 dernières années, cette circonscription a eu pendant 15 ans un élu de droite, seul Bernard Poignant a pu la représenter à l’Assemblée entre 1988 et 1993. 15 ans c’est bien assez, le temps de l’alternance est venu ! Je vais y consacrer toute mon énergie.

Je conduirais ce combat au nom des valeurs auxquelles je crois. Etre socialiste aujourd’hui c’est avoir pour ambition la justice sociale et pour drapeau la réforme. Un monde nouveau est à bâtir. Il ne passe pas par les vaines espérances d’un mythique « grand soir ». Il repose sur la conviction que la raison appuyée sur la volonté peut déplacer des montagnes. Telle est ma conviction, ma volonté, mon ambition.

logo-bretagne2005.jpgAujourd’hui s’ouvre une session du Conseil régional.  Le dossier préparatoire reçu pèse 7 kg, mesure 16 cm d’épaisseur, compte 2191 pages qui doivent être discutées durant 21 h de débats environ…

L’ordre du jour est copieux : la stratégie emploi-formation, la nouvelle politique territoriale, la création de l’établissement public foncier… Aujourd’hui nous allons commencer par la définition d’une véritable politique sportive (la Bretagne compte 800 000 licenciés dans 8 000 clubs). Il ne s’agit pas d’une compétence dédiée de notre assemblée mais alors que les besoins sont immenses, notamment en matière d’équipements, comment ne pas chercher à y répondre ?

Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, chaque groupe politique a pour habitude d’intervenir pour donner son sentiment sur l’actualité bretonne. Au nom de celui du PS et des Radicaux de gauche, je vais prendre la parole pour regretter les marques répétées de méfiance du gouvernement à l’encontre des régions. Ainsi par exemple, les fonds européens (430 millions d’euros pour la Bretagne) seront gérés par les préfets. Sauf en Alsace… sans doute parce que le Président du conseil régional est UMP.

Avec Dominique de Villepin nous savons maintenant que si l’argent n’a pas d’odeur, il a une couleur.  

Waterloo

13 juin 2006 3 Commentaires

grognard1.jpgJ’apprends aujourd’hui que le député UMP de Plouescat, Jacques Le Guen vient de créer avec quelques uns de ses collègues comme Georges Tron (Essonne) ou Jacques Godfrain (Aveyron), une association dont l’intitulé reste à définir soit « Notre République » soit « Valeurs républicaines ».

Leur ambition est double : promouvoir le bilan du président de la République et du gouvernement, rappeler les fondements de la Vème République et notamment que « le Premier ministre est le chef de la majorité ».

Cette fidélité mérite d’être saluée à quelques jours du 16 mai qui vit, lors du débat sur la motion de censure, 200 députés UMP bouder la séance, manifestant ainsi leur mécontentement vis-à-vis de la situation politique actuelle. Annoncée à cinq jours de l’anniversaire de la défaite napoléonnienne, une telle démarche fait évidemment penser au mot qu’y prononça le général Cambronne le 18 juin 1815 « la garde impériale meurt mais ne se rend pas »… Dominique de Villepin appréciera l’intention !

Pole universitaire.jpgJ’ai présidé ce matin le jury de la Licence 1 (1ère année de droit) à l’UBO. Les résultats sont conformes aux années précédentes : 66 % de réussite.

Un tel taux peut surprendre tant est ancrée la conviction que le niveau d’échec à ce qui s’appelait le DEUG il y en encore deux ans, est fort.

De fait, les statistiques indiquent que le taux de réussite n’est que de 45,5 % en deux ans mais de 66,7 % en trois ans et de 76,5 % en cinq ans.

Le drame n’est pas dans l’échec car le pourcentage de 66 % est calculé par rapport au nombre d’étudiant qui ont passé l’examen… Si l’on calcule sur la base des inscrits (comme les statistiques officielles) la réussite ne concerne que 37 % des étudiants ! Non, le vrai défi est de comprendre pourquoi autant de bacheliers abandonnent si vite. Erreur d’orientation, solution d’attente avant d’intégrer une filière professionnelle, inadaptation au rythme universitaire, les constats pullulent, pour ce qui est des solutions…

 

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