Comme toujours, les résultats du second tour étaient inscrits dans les logiques du premier.

La puissance de la déferlante était irrésistible et la majorité qui en sort est démesurée. Cette réalité ne manquera sans doute pas, demain, de poser des questions, non sur sa légitimité mais sur sa représentativité dans le pays.

Je remercie sincèrement tous les électeurs :

        Ceux qui ayant voté pour moi dès le premier tour ont confirmé leur choix ;

        Ceux qui ne partageant pas l’ensemble de mes convictions ont néanmoins décidé de m’appuyer, souhaitant ainsi garantir une légitime représentation pluraliste dans l’hémicycle ;

        Ceux qui s’étant abstenus au premier tour m’ont apporté leur suffrage au second, par volonté de conserver dans cette circonscription une expérience reconnue ;

        Ceux qui, pour la première fois, se sont exprimés publiquement en faveur de ma candidature, marquant ainsi leur soutien à un élu dont l’action ne s’est jamais voulue partisane.

Je remercie avec une profonde reconnaissance tous les militants et les sympathisants du parti socialiste qui se sont pleinement investis pour mener cette campagne et, au premier chef, celui qui l’a dirigée d’une façon exemplaire, Jean-Marc Tanguy. Ils ne sont pas le « vieux monde » qu’il faudrait oublier ou renier, ils sont, au contraire, la démonstration éclatante de l’altruisme, de l’abnégation, du souci du bien commun. Leur valeur est irremplaçable, leur force indestructible. Ils sont, en réalité, l’avenir. 

Je remercie Marie-Pierre Jean-Jacques et Marie-Thérèse Le Roy. La première a courageusement accepté de m’accompagner dans une campagne qui ne s’annonçait pas de tout repos. Sa présence constante durant ce mois fut à chaque instant un encouragement précieux. La seconde a exercé de façon exemplaire le mandat de députée, illustrant avec éclat que la compétence est avant tout une affaire de travail personnel et d’investissement total.

Je ne représenterai donc plus Quimper et la Cornouaille. Si j’en suis évidemment profondément attristé, je ne ressens aucune amertume. Comment le pourrais-je ? Pendant dix ans, grâce à la confiance renouvelée des électeurs, j’ai pu servir l’intérêt général en défendant les atouts de notre territoire. Entre l’été 2012 et janvier 2016, j’ai eu l’honneur de présider la commission la plus prestigieuse de l’Assemblée nationale. Avec la confiance de François Hollande et de Manuel Valls, j’ai pu assumer durant quinze mois les responsabilités aussi écrasantes que gratifiantes de ministre de la Justice, garde des Sceaux. J’espère à chaque étape de cette vie politique avoir été à la hauteur des charges qui m’avaient été confiées. J’ai en tout cas, à chaque instant, cherché à donner sans compter le meilleur de moi-même.

Je remercie aussi tous mes collaborateurs de Quimper et de Paris, de ma permanence et de mon cabinet à la Chancellerie. Ils savent ma gratitude absolue et ma reconnaissance infinie pour leur fidélité, leur dévouement et leurs compétences.

Je félicite enfin Annaïg Le Meur et l’assure de ma disponibilité pour l’accompagner, autant qu’elle le souhaitera et sous les formes qu’elle choisira, dans la réalisation de ce mandat si exigeant. Elle entame de belle façon son parcours politique. Je lui souhaite de conserver son enthousiasme et de ne jamais oublier que l’on n’est élu que pour servir.

En septembre, je vais regagner les amphithéâtres de la faculté de droit de l’UBO. Les plaisirs de l’été estomperont la peine de ce soir, et c’est un enseignant passionné que les étudiants brestois et quimpérois retrouveront à la rentrée !

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