C’était la critique définitive des députés de droite contre la réforme présentée par la Garde des Sceaux visant à créer une nouvelle peine : la contrainte pénale.

Christian Estrosi (LR – Alpes Maritimes) – tout en finesse – affirmait « Elle va vider les prisons et organiser la suppression du Code pénal » (26 août 2013), Eric Ciotti (LR – Alpes Maritimes) renchérissait « La réforme Taubira ne vise absolument pas à lutter contre la récidive, comme elle le prétend, mais tout simplement à vider les prisons » (6 septembre 2013) et Georges Fenech (LR – Rhône) concluait « Son objectif est de vider les prisons » (24 septembre 2013).

Deux ans après ces accusations, plus d’un an après la promulgation de la loi (15 août 2014) quel est le bilan ? Au 1er septembre 2015 (ce sont les derniers chiffres publiés par la Chancellerie), la population détenue était de 65 544 personnes soit 810 détenus de moins par rapport au 1er septembre 2014 : – 1,2 % ! Et on compte toujours, selon Pierre Victor Tournier 11 734 détenus en surnombre dont 901 dorment sur un matelas à même le sol !!

St Augustin présentait toujours le présent comme une arrête en lame de couteau entre le passé et le futur, estimant qu’il était le seul à exister. C’est pour ne pas sombrer dans ce « présentisme » qu’il faut garder en mémoire les attaques afin de les confronter au réel. Et comme va bientôt débuter le débat budgétaire et donc les crédits consacrés à la justice, quelques mises au point sont utiles. Celle-ci était la première.

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