Toute la journée, la Commission des Lois a étudié les 523 amendements déposés sur le projet de loi rapidement baptisé de « réforme pénale ».

Naturellement, l’UMP ne rechigne à aucun excès pour affoler sur le contenu de ce texte. Pour les uns il « porte atteinte au pacte républicain » et pour les autres, il va au mieux « nuire un peu plus à l’équilibre de notre démocratie » voire au pire « vider les prisons ». Pas moins !

Avant que la semaine prochaine, le texte vienne en séance publique, résumons donc son ambition (mesurée), ses dispositions (modestes) et sa vocation (tempérée).

D’abord, ce texte ne concerne ni les crimes, ni les mineurs. C’est ce qui explique par exemple, que les « tribunaux correctionnels pour mineurs » mesures pourtant condamnées par F. Hollande ne sont pas supprimées dans ce projet de loi. De même, contrairement à ce que laisse croire des officines la répression des auteurs de meurtre, de viol, de vol avec usage d’une arme ou en bande organisée n’est pas modifiée…

Ensuite, ce texte se concentre uniquement sur les délits, c’est-à-dire la délinquance du quotidien, celle qui insupporte le plus la vie de nos concitoyens : par exemple les vols, les violences aggravées, les destructions ou les dégradations de véhicules, la consommation et le petit trafic de stupéfiants, les délits routiers…

Parallèlement, il efface tous les automatismes pour que la peine soit proportionnée à la faute du coupable. C’est en fonction de la gravité du délit et de la personnalité concernée qu’il faut sanctionner le délinquant.

Enfin, il ne supprime aucune peine mais complète l’arsenal par la création de la « contrainte pénale » pour les condamnés qui ont besoin d’un suivi plus intensif.

On mesure donc combien ce texte ne prétend pas régler tous les dysfonctionnements et ne répond pas à tous les défis mais par des mesures de simplification et quelques rectifications, il ambitionne simplement de poser les bases d’un processus plus vertueux et donc plus efficace.

Dans une France qui s’abandonne aux facilités des vitupérations protestataires et des réquisitoires populistes, Quimper est une exception même si hélas, les résultats portent aussi une part d’ombre.

C’est d’abord la faible participation. 20 038 votants. C’est un peu mieux qu’en 2009 (+ 1180 voix) mais c’est bien moins qu’en 1999 (21 010) ou qu’en 2004 (20 542). Que 53 % des électeurs refusent de venir voter est en soi une profonde tristesse.

C’est évidemment ensuite et surtout l’influence du FN : 2 335 suffrages à Quimper. Du jamais vu à une élection européenne. Jusqu’à présent dans un pareil scrutin, il n’avait pas franchi à la barre du millier de voix… On mesure la dégradation de notre démocratie aussi à ce chiffre. Cela rappelle aussi que si le peuple est souverain, il n’est pas infaillible.

Heureusement trois autres constats viennent amenuiser ces déceptions.

C’est d’abord le fait que les Quimpérois aient placé en tête le PS avec 3 873 voix. La chose est symbolique mais revigorante. Quand nous régressons au plan national, nous progressons localement, certes légèrement (+ 210 voix en 5 ans) mais nous progressons.

C’est aussi la découverte qu’un mois après son succès municipal, l’UMP n’arrive qu’en 2nd position avec 3 132 voix. Le parti du maire perd 1 105 voix par rapport à 2009. Et en pourcentage la chute est encore plus nette : 16.09 % cette année et 23.1 % en 2009. Et ce alors qu’une Finistérienne députée sortante (la maire UMP de Morlaix) était placée en position éligible !

C’est enfin le constat que le blog de gauche dépasse le blog de droite. Si l’on totalise les principales listes de gauche parlementaire, on dépasse 40 % contre 33 % pour celles de droites républicaines (non compris le FN).

Evidemment, il faut se garder comme la peste de toute extrapolation hâtive, mais dans un ciel si chargé, il est moins lourd d’habiter Quimper.

Les mots peuvent-ils traduire l’immense accablement ressenti ce soir à la découverte des résultats nationaux de ces élections européennes ?

La France est malheureuse et les Français sont en colère. Ils le sont parce que la persistance du chômage a ruiné la confiance. Ils le sont parce qu’ils supportent mal tous les dérèglements sociaux qui sont directement issus de cet enlisement sans fin. Ils le sont aussi parce qu’ils ne voient plus comment s’écrit leur avenir.

La majeure partie des électeurs a refusé de venir voter, manifestant ainsi son découragement. Et une grande partie de ceux qui se sont déplacés ont choisi les impasses de la démagogie comme thérapie contre l’esprit du doute. Ces humeurs noires traduisent le fait que les améliorations dont nous parlons dans nos propos publics (emplois d’avenir, la fin de la diminution des effectifs des services de sécurité intérieure et le recrutement de 480 à 500 policiers et gendarmes par an, la création de la Banque Publique d’Investissement….) semblent toujours abstraites et lointaines alors que les détériorations paraissent souvent concrètes et personnelles.

L’Europe qui hier faisait figure de perspective aimable et souriante, de modernisation nécessaire et d’objectif d’avenir, voire de grand dessein est devenue une bureaucratie boulimique, un monstre  impuissant d’excellant que dans la production stérile de tonnes de directives.

Pourtant le repli sur soi, l’autoenfermement, le retour en arrière, l’irrédentisme archaïque,  ne sont pas des solutions. Appliquer ces thèses conduirait au déclin et à l’effacement de la France. Si l’Europe s’affaiblit, ce sera au détriment de la France. Je sais combien ce discours est aujourd’hui inaudible. Il n’en reste pas moins vrai. Qu’on ne compte donc pas sur moi pour accompagner ceux qui, à gauche, vont entamer le refrain de l’isolement anachronique.

En France, d’autres voix vont réclamer « une autre politique » sans d’ailleurs jamais bien la définir. Dans notre pays, une bonne réforme ne peut et ne doit concerner que les voisins. Face à la gravité de la situation, je reste convaincu de la nécessité de poursuivre les efforts engagés.  Il faudra donc du courage à ce gouvernement pour agir. Je sais la détermination de Manuel Valls et son opiniâtreté. Nous en avons besoin encore plus aujourd’hui qu’avant hier.

Dimanche prochain, la victoire du social-démocrate Martin Schulz se jouera à quelques sièges. Et chaque voix va donc compter lourdement !

Pour la première fois en effet,  les peuples d’Europe vont choisir leur candidat à la présidence de la Commission Européenne. Et de ce fait, l’orientation politique que nous voulons donner à l’Union Européenne.

Il serait paradoxal que l’électorat socialiste blessé par les municipales, voire interrogatif pour la suite, laisse les conservateurs continuer leur œuvre libérale qui pousse l’Europe à sa perte ou permette aux populistes du FN de continuer à semer la discorde.

Pour changer de politique, il faut changer de majorité. Ce simple constat vaut pour l’Europe. Parce que la politique de la Commission ne produit que difficultés et échecs, il faut une nouvelle majorité au Parlement européen. Et évidemment, mon choix est celui d’une majorité progressiste qui se retrouve derrière le candidat du Parti des Socialistes Européens Martin Shulz.

Dimanche, il n’y aura qu’un seul tour. Dimanche tout est possible, même le meilleur ! C’est la raison pour laquelle je vous invite à voter pour la liste que conduit Isabelle Thomas.

Les « emplois d’avenir » continuent à rencontrer un réel succès dans notre département. Ainsi à la fin du mois d’avril, les deux tiers des objectifs fixés pour le semestre sont réalisés, ce qui correspond à un rythme tout à fait satisfaisant.

Ainsi selon les chiffres que je viens de recevoir du Préfet Jean Luc Videlaine, pour le seul pays de Cornouaille, 72 contrats sont signés sur un objectif de 107, grâce notamment à l’efficacité de la Mission locale (69 recrutements se sont faits par ses soins).

Notre marge de progression demeure puissante puisque si 181 intentions de proposer des contrats avaient été enregistré, 144 offres se sont réellement concrétisées. Cela démontre bien que ces contrats correspondent à une véritable opportunité pour les jeunes (entre 16 et 25 ans) d’accéder à une première expérience professionnelle reconnue sur le marché du travail et/ou acquérir des compétences leur permettant d’évoluer vers un autre emploi.

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