Les communes de la circonscription ont fait leur choix.

Pour 7 d’entre elles, la réforme des rythmes scolaires sera mise en œuvre à la prochaine rentrée : Bénodet, Fouesnant, Gouesnach, La Forêt-Fouesnant, Pleuven, Quimper et St Evarzec.

Pour les 8 autres, ce sera la rentrée 2014 : Briec, Clohars-Fouesnant, Edern, Ergué-Gabéric, Landudal, Landrévarzec, Plomelin, Pluguffan.

Ces différences de calendrier ne s’expliquent que par les capacités des unes ou des autres à faire face aux changements qui découlent du projet de loi. Il n’est pas aisé pour toutes les communes de faire face au coût et à l’organisation d’une réforme qui les oblige à prendre en charge les trois heures hebdomadaires de temps périscolaire libéré.

Aussi les polémiques qui peuvent naître ici ou là me paraissent infondées. L’essentiel reste l’intérêt des enfants. Et rares sont ceux qui ne reconnaissent pas que leurs journées sont trop chargées, et que les élèves doivent pouvoir bénéficier d’un temps de travail plus adapté à leur rythme biologique.

Lors des débats à l’Assemblée nationale sur le projet de loi de refondation de l’école, un sous-amendement déposé par le gouvernement était venu transformer le sens d’une modification relative aux langues régionales que nous étions parvenus à faire intégrer dans le texte.

Depuis, cette écriture malheureuse de l’art. 27 bis suscite de légitimes protestations. Puisque le texte va venir rapidement devant le Sénat, en lien avec la sénatrice Frédérique Espagnac et avec Paul Molac député du Morbihan nous cherchons à convaincre le gouvernement de la nocivité de son texte. Et nous militons pour que cet article soit réécrit.

Ainsi une lecture idéale pourrait ouvrir la possibilité pour tous les professeurs (et plus seulement ceux du premier degré) de recourir ponctuellement aux langues régionales dans les régions où elles sont en usage, et pas exclusivement pour l’apprentissage de la langue française. Elle pourrait aussi mentionner les cultures régionales.

Pour le moment, Vincent Peillon me semble compréhensif, ce qui me rend optimiste sur l’issue du débat sénatorial.

La banque publique d’investissement que nous avons récemment créé vient de me transmettre un premier bilan qui couvre en réalité l’action des structures qu’elle est appelée à remplacer.

J’apprends ainsi qu’en 2012, 4 366 entreprises ont été accompagnées par Oséo Bretagne (future branche BPIFrance financement) pour un montant de 653 M€ de risque  (innovation, garantie, crédits) ayant permis de mobiliser un financement total de 1,4 milliard d’euros.

De son coté, la lettre du Conseil régional de Bretagne indique que cette collectivité a accompagné 1 444 entreprises pour 77 M€ de financement (subventions, avances remboursables, abondement de fonds…).

En sus, les deux outils sont partenaires au sein de différents fonds régionaux et interrégionaux : Ouest Ventures 1 & 2, GO Capital Amorçage, Bretagne Participations, Bretagne Jeune Entreprises qui soutiennent aujourd’hui plus de 90 PME bretonnes.

Tout cela fait moins de bruit qu’une « Une » de magazine mais c’est bien plus utile pour construire l’avenir.

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