Pardon pour le caractère erratique de mes notes de blog. Le temps passe trop vite depuis le 17 juin et je peine à poursuivre ce rendez-vous quotidien. J’ai d’ailleurs vu que je n’étais pas le seul (ici le blog de ma nouvelle collègue des Hautes Alpes, Karine Berger).

Comme il y a cinq ans, l’ouverture de la législature impose de régler bien des questions matérielles. En effet, il me faut d’abord recomposer mon équipe de collaborateurs puisque Nicolas Vignolles qui était mon assistant à Paris à été happé par le cabinet de Fleur Pellerin où il exerce maintenant la fonction de « conseiller parlementaire« . Je lui souhaite le meilleur et je ne doute pas qu’il saura dans ce nouveau poste être aussi efficace qu’il le fut à l’Assemblée depuis 2007.

Ensuite, il faut vider le bureau que j’occupais à l’Assemblée puisque je dispose dorénavant d’un autre au sein de l’étage qui accueille la commission des lois. Au passage j’y gagne en superficie :-).

Enfin, il faut veiller à la place dans l’hémicycle qui va être affectée ce week-end par le groupe. En effet, jusqu’à présent et notamment lors de l’élection du Président de l’Assemblée, nous avons siégé par ordre alphabétique. J’étais ainsi assis entre une nouvelle députée socialiste (membre de la commission des lois) Cécile Untermaeir et Daniel Vaillant (membre aussi de la commission des lois). Mais à partir de mardi, nous aurons notre place définitive, c’est dire si les intrigues sont fortes et que le téléphone va chauffer…

Je suis régulièrement interpellé, y compris hier soir, lors de la réunion des socialistes quimpérois sur ma nouvelle fonction et sur les responsabilités qu’elle entraîne.

Quand un projet de loi arrive à l’Assemblée, il est obligatoirement déposé devant l’une de nos 8 commissions permanentes. C’est en leur sein que va se dérouler l’essentiel du travail législatif. C’est l’un des députés de cette commission qui va être nommé rapporteur et qui va, à ce titre, piloter le processus de discussion. C’est dans la commission que les principaux changements du texte vont intervenir sous forme d’amendements. C’est enfin dans la commission que le ministre auteur du texte sera le plus longuement interrogé sur la pertinence de sa démarche.

Mon premier devoir sera donc de veiller au déroulement harmonieux de cette étape. Cela veut dire de permettre au rapporteur de disposer de suffisamment de temps pour qu’il puisse mener toutes les investigations nécessaires, de faire en sorte que l’opposition puisse tout autant prendre sa place dans l’enrichissement du texte, que les échanges enfin soient conduits dans le respect des convictions des uns et des autres.

Pour autant, et même si je suis extrêmement attentif à ce rôle de régulateur, cette fonction ne fait pas de moi un député neutre. Socialiste je suis, socialiste je vais rester. Et donc à ce titre, pleinement engagé dans le soutien à l’action du gouvernement. Celui-ci trouvera donc en moi un interlocuteur fiable en même temps qu’un partenaire désireux de permettre au parlement d’exercer la totalité de ses compétences.

Président

28 juin 2012 1 Commentaires

L’UMP a eu l’élégance de ne pas présenter de candidat ce matin lors de l’installation de la commission des lois. J’ai donc été élu par consensus.

Très logiquement, lors de mon premier propos, j’ai salué cette courtoisie. Tout comme j’ai rendu hommage à mon prédécesseur Jean-Luc Warsmann. Avec René Capitant (de 1962 à 1968), Jean Foyer (de 1973 à 1981) et Pierre Mazeau (de 1993 à 1997), il aura été le 4ème des 16 présidents qui se sont succédés à la commission des lois a occupé la fonction durant la totalité d’une législature. Il en est pour les 5 années qui débutent, le vice-président.

Evidemment, j’ai aussi salué les 28 députés, pour l’essentiel de droite, qui reviennent travailler dans la commission et les 44 qui y arrivent, certains pour la première fois (36) et d’autres après une parenthèse (5).

Enfin, j’ai associé à mes premiers mots l’ensemble des personnels, qui sous la direction d’Anne de Cordovez, travaillent dans l’une des deux divisions de la commission, celle du secrétariat que dirige Eric Thiers et celle de l’évaluation et du contrôle dirigée par Jean-Eric Lebelt. Ils sont ainsi 35 conseillers, administrateurs, administrateurs-adjoints, secrétaires ou agents à oeuvrer pour que nous disposions des conditions optimales de travail.

Ajustement

27 juin 2012 0 Commentaires

La journée d’hier fut marquée par les tumultes crées par la décision des députés socialistes de ne pas confier la présidence de la commission du développement durable à nos alliés écologistes.

Il y a plusieurs façons de lire cette rebuffade collective. Volonté de marquer l’autonomie du groupe socialiste par rapport aux engagements passés par le PS, conséquence de l’application territoriale mal vécue par bien des élus de l’accord national EELV-PS, aspiration à ne plus déléguer à des partenaires des thèmes porteurs d’avenir, ou encore tout simplement balbutiements d’une majorité qui cherche ses marques.

Pour ma part, je n’ai pas vraiment compris pourquoi les écologistes (18 députés) protestaient. Après tout, constater que les socialistes (295 députés) souhaitent s’investir dans l’étude du développement durable pourrait être considéré pour une bonne nouvelle. D’autant qu’en parallèle, nous avons proposé à nos partenaires un poste de vice-président de l’Assemblée et la présidence de la commission des affaires européennes.

Reste que j’ai aussi constaté que l’animation d’un très gros groupe n’est pas une petite affaire. Bruno Le Roux n’avait pas de compétiteur hier pour la présidence. A le voir ensuite tenter de réguler nos échanges, on comprenait pourquoi… 🙂

Il est vrai que c’est la première fois que le groupe se renouvelle autant : sur 295 élus, 144 le sont pour la première fois ! En 1995, ils n’étaient que 135…

Impétrant

26 juin 2012 0 Commentaires

Ce matin, le groupe socialiste choisit ses candidats à la présidence des 7 commissions permanentes de l’Assemblée. En effet, la dernière, celle des Finances est réservée à l’opposition.

Personne ne sera surpris de ma disponibilité pour l’animation de la commission des lois. Je l’ai déjà indiqué dans les journaux et tous les collègues qui y travaillaient dans la précédente législature connaissent aussi ma démarche.

Nous ne sommes d’ailleurs pas très nombreux à nous y inscrire à nouveau : 10 si j’ai bien compté. Il est vrai que d’autres sont devenus ministres : Manuel Valls, George Pau-Langevin, Delphine Batho, Arnaud Montebourg…

Depuis quelque jours, je sais que je ne suis pas le seul à prétendre à la fonction. Jean-Yves Le Bouillonnec, député-maire de Cachan a en effet déposé sa candidature. Cela nous conduira donc à nous expliquer devant le groupe avec la difficulté d’avoir à justifier sa propre volonté sans s’opposer à celui qui pour moi est un parlementaire exemplaire et profondément respectable.

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