Ce jour, c’est dans le quartier de l’école Paul Langevin que je vais aller frapper aux portes en fin d’après midi.

Dans ces deux bureaux de vote (le 46 et le 47), au 1er tour, la participation a été plus faible que sur le reste de la commune (76 % et 79 % pour 83 % à Quimper)  et le choix de la candidate du Front national plus important (entre 13 % et 15 %).

Je vais donc avec d’autres élus et adhérents du PS chercher à convaincre que les perspectives que propose François Hollande répondent aux doutes et aux besoins exprimés.

Le candidat sortant n’avait que ce mot hier lors de son discours à Toulouse : frontière.

Sans revenir sur l’impasse que représente la perspective qu’il présente au pays (a-t-il jamais expliqué en quoi le fait de recréer des frontières pourrait-il générer des emplois ?), je ne peux m’empêcher de faire le rapprochement avec la politique de François Fillon pour souligner la contradiction.

Ainsi cela fait des mois que je me bats à Quimper pour sauvegarder ce qu’il reste de la brigade des douanes. Elle est en effet menacée de fermeture dans le cadre de la révision générale des politiques publiques alors même qu’année après année ses résultats ont dépassé de 50 % et plus la plupart des objectifs de performance. Et pourtant elle a connu une véritable saignée de ses effectifs puisqu’elle est passée de 14 agents à dix en quelques mois.

Quimper est menacée après la fermeture des brigades de Concarneau, du Guilvinec, de Camaret et de Landerneau tout comme celles de Vannes et de Lannion dans les départements voisins…

Nicolas Sarkozy est ainsi il préfère les frontières aux douaniers.

Ce matin, je suis à Paris, à l’invitation de Jean-Marc Ayrault qui est l’invité de l’émission animée par Jean-Pierre Elkabbach (Europe 1) et Mickaël Darmon (I-Télé).

Je vais ainsi assister avec quelques autres députés à partir de 10 h à ce rendez-vous qui prend une dimension particulière à huit jours du scrutin et qui est diffusé en direct sur les deux médias.

Jean-Marc Ayrault sera le premier interrogé avant de laisser la place à François Fillon.

Profitant de ma présence à Paris, je vais ensuite participer au grand meeting de François Hollande à Bercy. Ce sera une nouvelle démonstration de l’enthousiasme qui porte la campagne vers le succès. Nous devrions être 20 000 dans le Palais Omnisport.

Je viens d’écrire à Jean-Louis Debré, président du Conseil Constitutionnel suite à la déclaration de Valéry Giscard d’Estaing indiquant qu’il comptait voter pour Nicolas Sarkozy le 6 mai.

Monsieur Giscard d’Estaing n’est en effet pas seulement un ancien président mais surtout un membre du Conseil Constitutionnel qui aux termes de la Constitution est le juge de l’élection présidentielle.

J’ai donc interrogé Jean-Louis Debré pour lui demander si selon lui, la déclaration de Giscard d’Estaing était conforme à l’ordonnance du 7 novembre 1958 portant loi organique relative au Conseil constitutionnel, et à l’article 1er du décret du 13 novembre 1959 qui précise que « les membres du Conseil constitutionnel ont pour obligation générale de s’abstenir de tout ce qui pourrait compromettre l’indépendance et la dignité de leurs fonctions » ?

De plus, comme en 2007, l’ancien président avait déjà procédé de même sans que cela n’appelle de réaction publique du Conseil, je demande à Jean Louis Debré s’il faut en conclure que l’obligation de réserve ne s’applique pas de la même manière aux membres nommés qu’aux membres de droit ?

Vous pouvez télécharger mon courrier ici.

Après quelques jours à attendre l’arrivée d’un nouveau document de campagne, je reprends demain mon investissement électoral.

Ainsi, je serai sur le marché de Fouesnant vers 10 h, une commune où les résultats furent agréables à découvrir. Seuls 3,2 % séparent Nicolas Sarkozy qui est arrivé en tête de François Hollande. En 2007, l’écart était de 8,59 %. Le candidat socialiste a en effet progressé de 4 points pour atteindre 28,38 % quand celui de l’UMP régressait de 1,24 %.

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