La jauge de 2000 places était largement dépassée hier à 18 h à Penfeld pour le meeting de François Hollande.

Il a fallut très tôt rajouter des chaises et en dépit de cela, des centaines de personnes assistèrent debout au discours du candidat socialiste. Sans doute étions nous entre 3 500 et 4000… Je n’ose imaginer ce qu’en pensaient les pompiers présents…

Avec une telle participation, il va de soi que l’ambiance était enthousiaste ! « Ici c’est Brest » comme le proclama avec une légitime fierté son maire François Cuillandre sous un tonnerre d’applaudissement. La salle était combative, optimiste, tendue vers une victoire espérée depuis si longtemps. Les différentes générations s’y côtoyaient, entre ceux qui pensaient à l’évidence à leur joie du 10 mai 1981 et ceux qui aspiraient à connaître un tel plaisir le 6 mai prochain.

Notre candidat se révéla pédagogue car la gravité de la crise exige la précision, rigoureux dans ses analyses comme dans ses propositions et confiant sur la force qu’il sait dorénavant incarner.

Vous pouvez voir le discours en cliquant ici ou le télécharger en cliquant . Hier soir, le changement avait un visage et une voix, celle de François Hollande.

Il n’y a qu’un endroit où il faut être aujourd’hui c’est le parc des expositions de Brest à 18 h pour le meeting de François Hollande.

La capacité de la salle est de 2000 places et si j’en crois l’impression retirée de ma matinée de tractage hier au marché du Braden, nous devrions être nombreux. Il est donc prudent d’arriver vers 17 h 30. Il ne sera pas possible en effet de pousser les murs…

Le matin, François Hollande visitera les installations de l’Ile Longue sans les journalistes. L’armée a été intraitable, il n’y aura donc aucune photo. Ensuite, dans l’après midi il participera à une table ronde sur « l’excellence maritime » qu’animera François Cuillandre. Devaient ainsi intervenir des entreprises (Energies marines, DCNS), l’université de bretagne occidentale et l’IFREMER pour présenter leurs actions.

Puis conférence de presse et meeting. Le tout devrait être terminé pour 20 h, juste le temps de lui permettre (ainsi qu’à la centaine de journalistes présents) de reprendre l’avion pour Paris.

43ème numéro de ma lettre mensuelle téléchargeable ici.

Vous y trouverez quelques mots sur la proposition de loi sur la violation du secret des affaires sur laquelle j’ai travaillé. La vidéo des débats est d’ailleurs consultable ci-contre.

Evidemment aussi,  comme chaque mois, un retour sur quelques votes. Et notamment une opposition à l’adoption de la proposition de loi relative à la protection de l’identité qui finit par se résumer à la création d’un « fichier des gens honnêtes » qui recensera toute la population française de plus de 15 ans, au fur et à mesure qu’elle renouvellera sa carte d’identité.

Je me suis abstenu sur le projet de loi organique portant application de l’article 68 de la Constitution. Le texte était acceptable mais il ne peut nous faire oublier l’entière irresponsabilité pénale du Président, découlant de l’article 67 de la Constitution. Un statut d’« injusticiabilité » que je juge inacceptable.

Enfin quelques réponses à des questions précises comme celle de Benoist Apparu, Secrétaire d’Etat chargé du Logement, sur la situation financière intenable des associations bretonnes œuvrant dans le domaine de l’accueil et de l’hébergement des personnes sans abri ou mal logées.

C’est une tradition quimpéroise : le maire est le dernier à présenter ses voeux. C’était donc ce matin à l’hôtel de ville.

L’exercice est naturellement convenu : il s’agit de présenter un bref aperçu des projets qui devraient marquer l’année. Bernard Poignant n’y a pas dérogé en brossant un paysage déjà bien balisé où l’on retrouve les prochains travaux du Pôle Max Jacob au lotissement de Linéostic, la rénovation de Penvillers à quelques enquêtes publiques.

Mais on attendait le maire sur ses non moins habituels clins d’oeil liés à l’actualité. Et heureusement, il n’a pas dérogé. Ainsi commença-t-il par un accueil très cordial du nouveau préfet, Jean-Jacques Brot, corrézien de naissance ce qui permis à Bernard de dire tout le bien qu’il pensait de ce département.

Puis aussi un rappel de futur anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie, qui vient comme un signe sur notre passé douloureux si difficile à regarder en face alors que nous ne cessons de donner des leçons au monde au point de voter des lois sur l’histoire.

Enfin, la mention de l’anniversaire de la naissance de Léon Blum dont les combats sont toujours les nôtres. N’est-ce pas lui qui affirmait « on est socialiste à partir du moment où l’on se refuse à accepter la figuration actuelle des faits économiques comme nécessaire et éternelle, à partir du moment où l’on a cessé de dire : bah ! c’est l’ordre des choses, il en a toujours été ainsi et nous n’y changerions rien. A partir du moment où l’on a senti que ce soit-disant ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d’égalité, de solidarité qui vit en nous » ?

Vœux jeudi soir à l’OPAC de Cornouaille que préside le conseiller général Georges Kergonna.

Quand il en devint pour la première fois le président, il y a quelques années Georges s’était fixé comme mission de faire sérieusement chuter la liste des personnes en attente de logements. Hélas, il fut contraint de se rendre à une triste évidence, cette mission pouvait se comparer à celles de sœurs Danaïdes, de la mythologie grecque condamnées, aux Enfers, à remplir sans fin un tonneau sans fond.

Cette année 2011 encore, en dépit des constructions nouvelles, les demandes ont augmenté de 5 %. Faut-il s’en étonner quand on veut bien se rappeler que les dépenses de logement représentent désormais un quart du budget des ménages (contre 18% en 1984) ?

Hélas la majorité sortante ne s’est guère préoccupée de ce sujet. Ainsi les subventions destinées à la réalisation de logements sociaux sont en voie d’extinction : l’Etat ne participe plus qu’à hauteur de 4 % du coût de réalisation d’un Hlm et les crédits de paiement en 2012 baissent encore de 33 % par rapport à 2011. Et depuis 2009, le budget de la Nation ne comprend plus un centime pour la lutte contre l’habitat indigne ni un centime pour la réhabilitation des logements sociaux…

On comprend dans ces conditions que ce sujet ne sera pas absent, bien au contraire, des thèmes qui seront traités dans la campagne !

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