Je viens de m’inscrire sur Twitter.

Sans doute avez-vous entendu parler de ce phénomène, devenu en l’espace de quelques mois un vecteur d’informations rapides sur Internet. C’est notamment par lui que sont venues les premières informations sur la mort de Ben Laden ou sur l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn.

D’abord considéré avec méfiance, il secoue aujourd’hui les moyens de la communication. Ainsi en France, le nombre de tweets envoyés par jour dépasse le chiffre de 2 millions.

« Tweeter » c’est envoyer ou relayer depuis son ordinateur ou son téléphone portable, des informations sous la forme d’un message très court, 140 signes au maximum. On s’y abonne gratuitement pour suivre les messages de tel ou tel abonné.

C’est ainsi que si vous voulez me suivre, il vous suffit de cliquer sur le petit rectangle bleuté marqué « suivre » figurant dans la colonne de droite.

J’avais évalué la salle à 250 personnes, Ouest France en a compté 300.  Dans les deux cas, réunir autant de monde, un vendredi à 17 h, au cœur de l’été pour parler politique constitue un indéniable succès.

Ce fut donc un beau succès pour Martine Aubry, hier soir à Plougonven au terme d’une journée passée dans la région de Morlaix.

Son propos d’une demi-heure fut à son image. Martine Aubry croit à ce qu’elle explique, elle voit clairement les choses, les dit avec vigueur mais sans passion. Depuis que je la côtoie, je l’observe ainsi décidée, accrocheuse, batailleuse. Elle n’aime ni les querelles de tendances, ni davantage les agressions personnelles.

Elle était entourée des élus qui la soutiennent dans le Finistère : Marylise Lebranchu bien sûr, Marc Coatanéa, Nathalie Bernard, Gwenegan Bui, Joëlle Huon, Franck Respriget, François Riou, Richard Ferrand, Sylvaine Vulpiani. Jean Luc Fichet qui l’avait accompagné toute la journée n’avais pu être présent.

J’ai donc passé hier soir un bon moment. Je me retrouvais pleinement dans ce qui fut dit. J’attends avec le même plaisir une pareille rencontre avec François Hollande.

On nous parle à nouveau d’une proposition de loi UMP visant à permettre l’encadrement militaire des mineurs délinquants. Et une fois de plus la même recette est utilisée.

A l’approche des échéances électorales, le rythme des réformes du droit des mineurs s’accélère encore : mars, juillet, octobre ! Le parlement et les juges se trouvent instrumentalisés dans une nouvelle entreprise de communication sur un sujet réputé payant sous le prétexte d’une volonté de réformer.

Pourtant légiférer sur ce point est totalement inutile : en effet, l’ordonnance de 1945 permet déjà, sans qu’il soit utile de la modifier, de mettre en place une mesure de ce type. Il suffirait à la PJJ d’établir une convention avec le ministère de la Défense ou avec un établissement public mettant en place ces projets. Le juge des enfants disposerait alors de différentes possibilités pour l’ordonner (mesure de placement, obligation dans le cadre d’une peine…).

Cette proposition promeut un unique dispositif et néglige la vraie question de la diversité nécessaire des réponses et des moyens pour le traitement et la prise en charge des mineurs délinquants: la réalité des réponses éducatives discréditées, du milieu ouvert des établissements éducatifs fragilisés car privés de moyens, les associations de prévention mettant en place des projets éducatifs ambitieux qui ne survivent pas, les délais d’attente dans la mise en œuvre des décisions de justice….

L’expérience des professionnels est à nouveau bafouée et surtout on ne leur demande pas leur avis : Il y aurait des solutions miracle, on ne discute pas les bilans des choix actuels de la chancellerie (pourtant discutables comme en atteste le dernier rapport sénatorial sur les Centre Educatifs Fermés et les Etablissements Pour Mineurs).

Les adolescents en difficulté (délinquant ou en danger) sont souvent intéressés par l’armée (école de la dernière chance par exemple) et par le cadre rassurant qu’elle pourrait leur proposer. Donc, l’idée n’est pas à rejeter mais il faut surtout ne pas penser que cette solution se substitue aux mesures éducatives. Les éducateurs accompagnent souvent un tel projet (qui aboutit difficilement). Donc la prise en charge par l’armée peut être une possibilité adaptée à une minorité de jeunes dans des situations particulières et elle ne doit pas être utilisée comme une manifestation de défiance à l’encontre de solutions plus globales et généralistes.

L’Express qui parait aujourd’hui me classe parmi les soutiens de François Hollande. Cela me flatte mais c’est une erreur. J’ai appelé la journaliste qui signe le papier pour qu’un rectificatif soit publié la semaine prochaine.

Ceux qui me font le plaisir de me lire savent que je n’ai pas pris position parce que je me sens autant en harmonie avec François Hollande qu’avec Martine Aubry. C’est d’ailleurs pour cela que je serais demain à Plougonven pour aller écouter Martine Aubry à 17 h, salle municipale.

Je persiste d’ailleurs, pour le moment, à ne pas vraiment repérer de différences véritables entre les deux candidats. Dès lors qu’elles ne se manifestent pas, je ne vois pas en quoi afficher un choix personnel aurait un intérêt ?

Au demeurant, les jours passent et le processus des primaires me parait très bien se dérouler. Il est maîtrisé ce qui ne peut que rassurer tous les électeurs de gauche qui craignent le retour des déchirements internes au PS, synonymes d’échec l’an prochain. Je ne doute pas que ce climat de respect mutuel va se poursuivre et que nous saurons réussir le rassemblement dès le 17 octobre.

Il parait que le Président de la République vient de m’écrire comme à tous les députés pour les inviter à voter ce que l’on appelle « la règle d’or ».

J’en ai déjà parlé ici. C’est le nouveau dada de Nicolas Sarkozy. Il voudrait que l’on inscrive dans la constitution que les déficits sont interdits !

Il y a au moins quelque chose que l’on ne peut pas nier chez le chef de l’Etat c’est bien son culot. Alors que la Cour des Comptes vient de rappeler que sur les 150 milliards d’euros de déficit de l’année dernière, 50 sont imputables à la crise et 100 aux politiques de droite menées tout particulièrement ces cinq dernières années !!!

Qu’on ne compte pas sur moi pour tomber dans le panneau. Face au déficit, l’urgence, ce n’est de pas de changer la Constitution. L’urgence, c’est d’agir avec efficacité et justice. Or, cette majorité a systématiquement creusé les déficits. Ainsi, au moment même où le Président de la République invite au respect des équilibres budgétaires, il baisse de manière irresponsable et injuste de deux milliards l’ISF au bénéfice des plus aisés des Français.

NB :  En cliquant vous trouverez copie du courrier que je viens d’adresser à mon tour au Chef de l’Etat.

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