Gouesnac’h à 18 30 (au restaurant scolaire) et Ergué Gabéric à 20 h 30  (au centre sportif et culturel de Croas Spern – salle Ty Kreis). Ce sont mes deux propositions de rendez vous de la journée.

Hier à Landrévarzec, notamment j’ai été interrogé sur le cumul des mandats. Ceux qui me font l’amitié et de me lire connaissent depuis longtemps mes certitudes et ma pratique.

La cause du non-cumul progresse inéluctablement. Ainsi le PS vient-il d’adresser une circulaire interne dans laquelle il demande à ceux qui souhaiteront bénéficier de son appui et qui sont « membre d’un exécutif (donc maire, président, adjoint au maire ou vice président) qu’il leur faudra « accompagner leur candidature d’une lettre indiquant clairement qu’ils renonceront à leur exécutif au plus tard en septembre 2012 ».

Le droit est donc posé et il faut s’en féliciter. Les députés socialistes finistériens ont de toute façon pris les devants puisqu’aucun de nous ne cumule plus de fonction parlementaire avec la présence dans un exécutif. Naturellement au plan national, il faut attendre la concrétisation. Mais je ne doute pas que nous serons nombreux à y veiller.

Ce soir, les deux réunions me permettant de présenter mon bilan annuel auront lieu à Pluguffan (18 h 30 – maison des associations du Pouldu) puis à Landrévarzec (20 h 30 – salle polyvalente derrière l’église).

Cela nous permettra peut-être de parler de la prochaine rentrée scolaire car à Pluguffan par exemple à ce stade l’inspection d’académie refuse d’ouvrir une classe bilingue au sein de l’école Antoine de Saint-Exupéry.

Ou encore des fermetures de classes prévues (elles sont 52 dans le département) comme malheureusement Landrévarzec en avait connu une à la rentrée 2010 dans l’école Angela Duval.

C’est en effet un point commun de mes réunions, partout l’incompréhension devant cette diminution de la qualité du service public par de multiples dégradations : remplacements non ou mal assurés,  scolarisation des 2 ans sacrifiée, ou les classes surchargées…

Dans notre pays, la précarité explose et le gouvernement semble bien impuissant.

Ainsi, a été supprimée depuis le 1er janvier 2011, une allocation baptisée « équivalent retraite » (AER) qui était susceptible d’être versée aux personnes involontairement privées d’emploi justifiant du nombre de trimestres permettant de bénéficier d’une retraite à taux plein mais n’ayant pas l’âge minimum requis permettant de partir à la retraite.

Ce complément de ressource avait été créé par le gouvernement socialiste en 2001 pour permettre par exemple aux demandeurs d’emploi qui ne bénéficient plus de l’indemnisation  chômage de ne pas être au RSA ou à l’ASS – l’allocation de solidarité spécifique – soit 446 euros par mois, mais de toucher 990 euros par mois !

Devant le tollé qui avait suivi la suppression de cette AER,  François Fillon s’était engagé le 9 septembre 2010, à la télévision, à mettre en place « un système équivalent, pérenne pour les travailleurs les plus âgés ». A ce jour, rien n’a été fait alors que 30 000 personnes remplissant les conditions en sont déjà privées…

La situation est d’autant plus urgente que le chômage des plus de 50 ans a augmenté de 14 % en un an et que l’entrée en vigueur de la réforme des retraites va, dans quelques jours, repousser de quatre mois l’âge légal de la retraite pour tous ceux qui sont nés après le 1er juillet 1951 et, ensuite, de huit mois pour ceux nés après le 1er novembre 1951.

Il est très inquiétant et très choquant de constater que ce gouvernement n’est pas capable d’apporter une réponse simple pour rassurer des milliers de chômeurs âgés qui se battent quotidiennement pour joindre les deux bouts.

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