Brice Hortefeux a décidé de ne pas publier le chiffre des voitures qui seront incendiées dans la nuit de la St Sylvestre. On aurait surtout aimé qu’il s’engage à lutter efficacement tout au long de l’année contre ce lamentable phénomène.

Le silence d’une nuit ne masquera pas l’échec d’une décennie car il n’y a pas que le soir du 31 décembre que des véhicules brûlent dans nos quartiers. En 2008 (dernier chiffre connu) il y en avait 36 700 contre 16 000 en 1999 !

Cette dégradation va de pair avec la disparition de la police et de la gendarmerie dans nos communes voulue et organisée par le ministre de l’Intérieur depuis 2007.

Je dénonce la suppression en 2011 et donc dès le lendemain de cette nuit de réveillon de 2 882 emplois au sein des forces de sécurité. Or les policiers et les gendarmes ne sont pas des magiciens, ils ne peuvent pas faire plus en étant moins nombreux et disposant de moins de capacité d’action.

Le PS mettra fin à cette destruction programmée des moyens publics censés assurer la protection des citoyens. Il a pris l’engagement dans son « pacte national pour la protection et la sécurité publique » publié à Créteil le 17 novembre dernier, que dès 2012, en cas de victoire, il engagera sur cinq ans un plan de recrutement visant à porter à 105 000 l’effectif des gardiens de la paix (contre 100 000 aujourd’hui) et celui des gendarmes à 100 000 (contre 97 000 aujourd’hui).

534 postes en moins c’est la saignée catastrophique opérée par le gouvernement dans l’Education nationale en Bretagne pour l’an prochain.

Evidemment cantonales de mars oblige, nous ne connaîtrons pas tout de suite les établissements où ces enseignants vont disparaître. Et bien sûr, les autorités ministérielles ou rectorales vont nous expliquer que cela sera sans conséquence sur la qualité du service public !

Cette nouvelle destruction d’emplois est particulièrement grave dans l’enseignement primaire déjà parent pauvre de notre système scolaire alors que l’on sait que c’est là qu’il faut agir pour lutter contre les inégalités. La Bretagne si fière de sa scolarisation pour les enfants de 2 ans va se voir sacrifiée sur l’autel des économies budgétaires.

Heureusement, les personnels et les parents d’élèves se mobilisent dans le cadre d’un très large collectif intitulé « l’éducation est notre avenir ». Une journée nationale est prévue le 22 janvier. J’y apporte d’ores et déjà tout mon soutien.

Homoparentalité

29 décembre 2010 10 Commentaires

Je viens d’être interrogé par le magazine Têtu sur l’homoparentalité.

Cette question ne fait pas partie de celles sur lesquelles j’ai beaucoup réfléchi. Mais je ne me reconnais pas dans la dénonciation du caractère contre-nature de l’homoparentalité,  argument selon lequel un homme et une femme étant jusqu’à présent nécessaire biologiquement pour concevoir un enfant, il serait anti-naturel et donc anormal, voire monstrueux (au sens propre) de concevoir une filiation homosexuelle ou une homoparentalité, dans quelque cadre que ce soit.

En effet, un tel raisonnement repose sur des présupposés parfaitement contestables : ainsi la légitimité morale ou même juridique (dans une optique de droit naturel) d’une pratique dépend de son caractère naturel ou non : ce qui n’est pas « naturel » n’est pas bon. Cela entraîne un corollaire :  les mœurs ou le droit sont censés traduire et faire respecter des normes fixées par la nature. Dès lors, puisque l’adoption hétéroparentale ne pose pas trop de problème car elle recrée artificiellement quelque chose qui aurait pu être naturel, ce n’est pas le cas de l’adoption homoparentale. Je ne partage pas cette approche.

De même, je récuse que le débat soit abordé par un autre angle qui se résumerait ainsi : dans quelle mesure l’orientation homosexuelle des ou du parent(s) représente-t-elle un danger pour le  développement de l’enfant ?

Evidemment, je suis incapable d’évaluer quoi que ce soit dans ce domaine d’autant qu’il me semble que les conséquences exactes de l’homoparentalité sur la psychologie enfantine sont à vrai dire inconnues. Aussi me borne je à constater que l’adoption par un célibataire est autorisée ce qui implique nécessairement l’absence d’un référent de l’autre sexe. Il existe aussi des familles dans lesquelles  malheureusement l’un des parents est décédé. Où se situe formellement la différence ?

En conclusion, à mes yeux, l’homoparentalité est un fait social établi dont l’importance ne réside pas dans son aspect quantitatif, mais plutôt dans l’organisation de la place de l’enfant dans notre société. Répondre au projet parental de couples de même sexe participe de l’aspiration à l’égalité des droits car il n’est pas de démarche plus communautariste que celle visant à sanctuariser des droits pour certains et à refuser leur accès à d’autres.

Il y a bien longtemps que je n’avais pas autant ri en lisant un livre.

Comme beaucoup de finistériens, j’ai découvert cet été dans Ouest France les « bretonnismes » d’Hervé Lossec en lisant quotidiennement ces expressions typiques que l’on utilise qu’en basse Bretagne. L’ouvrage que publie Skol Vreiz les rassemble tous et bien plus encore.

Et tous ces mots qui appartiennent à notre vocabulaire quotidien sonnent à chaque fois comme des petits cocktails d’humour involontaires. On constate ainsi combien nos expressions, nos tournures de phrases peuvent paraître hermétiques à notre entourage…

J’aime ainsi beaucoup « Il n’y a plus rien de toi » (tu as maigri), « j’ai mis ma veste en pendant » (j’ai suspendu ma veste), « attention de tomber » (qui exprime exactement l’inverse de ce que l’on veut dire : attention de ne pas tomber) ou encore « mets lui un coup donc » (sers lui un verre)…

Voilà un livre à lire avec l’accent et je vous garantis que vous aurez du goût.

Gagner en 2012

27 décembre 2010 17 Commentaires

Ce week-end c’est Christian Jacob qui a repris le classique refrain sur « le manque d’envie » qu’il prête à DSK de se présenter au scrutin présidentiel.

C’est l’occasion de vous présenter un petit bulletin que viennent d’éditer quelques élus et militants socialistes finistériens réunis autour de la présidente de la commission « formation » du conseil régional Forough Salami. Vous pouvez le télécharger en cliquant ici.

Sans prétention, il se veut une main tendue vers tous ceux qui souhaitent et travaillent à ce que la gauche gagne en 2012. On y trouve aussi des arguments en réponse aux critiques telles que celle du président du groupe UMP de l’Assemblée.

Comme je n’ai pas vu de copyright sur le document, s’il vous semble utile, n’hésitez pas à vous en servir et à le faire connaître. En ces temps glaciaux, la mode est aux boules de neige !

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