Au soir de sa défaite devant Nicolas Sarkozy, il y a près de quatre ans, une Ségolène Royal tout sourire promettait  » d’autres victoires  » à ses partisans…

Elle est aujourd’hui fidèle au rendez-vous – et le plus étonnant n’est pas qu’elle y soit, mais qu’ils aient été si nombreux à en douter. C’est qu’ils étaient encore dans la politique d’avant, avant l’avènement de la société du spectacle et de l’individu-roi, quand quelques initiés pouvaient décider entre eux des choix à laisser au bon peuple…

En 2006 déjà, Ségolène Royal avait bousculé tout cela, tandis qu’un certain Nicolas Sarkozy faisait la même chose dans son camp, tous deux déclenchant la tempête. Elle recommence, Ségolène, plus Royal que jamais.Et ceux qui la croyaient définitivement gagnée aux vertus du jeu collectif en sont pour leurs frais.

Les socialistes seraient-ils incorrigibles ? Retomberaient-ils dans les ornières qui les conduisirent à l’échec en 2007 ?

C’est la crainte qu’expriment quelques personnes rencontrées ce week-end après avoir entendu les multiples déclarations sur ce sujet si « important » du calendrier ! Je veux alors les rassurer. Personne n’a oublié le passé et tous les dirigeants socialistes ont le sens des responsabilités. Il n’y a donc pas de péril à redouter.

Les uns et les autres ne vivent pas dans une bulle. Ils sont parfaitement conscients du défi qui nous attend. Personne ne sous-estime Nicolas Sarkozy. Et tous savent que seule l’unité du PS nous donnera l’élan suffisant pour créer la dynamique populaire qui le vaincra.

Il faut donc lire les nervosités qui s’épanchent dans les colonnes des journaux toujours si bien disposés à l’égard du PS ou sur les ondes si impartiales des radios, comme des manifestations d’irritation, voire d’incompréhension devant le fait que l’opinion manifeste un constant intérêt à la candidature de DSK.

Cette fébrilité est logique mais pas grave.

29ème lettre d’information qui traite de mon activité du mois de novembre. Vous pouvez évidemment la télécharger en cliquant ici.

Vous y trouverez un point sur la proposition de loi sur les langues régionales et sur le prochain projet de loi sur la garde à vue. Participant aux auditions qu’organise le rapporteur, je mesure mieux les profondes difficultés à légiférer dans ce domaine. J’envisage d’ailleurs de prendre contact d’une part avec le barreau de Quimper pour en discuter avec les avocats et d’autre part avec les policiers pour entendre les appréciations qu’ils ont certainement à porter sur ce texte.

Comme tous les mois, je reviens aussi brièvement sur deux votes. Le premier portait sur une proposition de loi défendue par mon collègue Dominique Raimbourg visant à créer un mécanisme contre le surpeuplement carcéral. Et le second visait à s’opposer au projet de loi de finances pour 2011.

Enfin vous pourrez y lire les réponses obtenues de différents ministres.

J’étais ce matin à Lorient pour participer à un colloque intitulé « Des droits linguistiques et culturels à la construction de la société civile européenne ».

C’était une manifestation organisée dans le cadre du « Partenariat pour la diversité » et soutenue par le Conseil de l’Europe. Cette 9ème initiative européenne (les précédentes se sont notamment tenues à Helsinki, à Gdansk ou à Palma de Majorque) vise à confronter les expériences et à rechercher les voies pour la préservation et la promotion de la diversité des langues et des cultures à travers toute l’Europe.

Nous étions deux députés à avoir été invité à débattre de cette question mais je me suis retrouvé tout seul. Cela m’a permis de faire un point sur la proposition de loi portée par le groupe d’études de l’Assemblée à laquelle je consacre – comme le savent mes lecteurs les plus fidèles – une part de mon énergie. J’ai ainsi pu rassurer les nombreux responsables culturels associés depuis le début à la démarche et qui étaient présents.

Une nouvelle réunion du groupe s’est tenue mardi et il a été décidé que la proposition de loi serait déposée. C’est donc une bonne nouvelle. Il suffit maintenant que tous les parlementaires qui veulent s’y associer le fassent et leur nom figurera dans l’ordre alphabétique comme je l’ai suggéré afin de ne pas risquer de nouveaux procès d’intention !

Cette semaine, des producteurs de porcs sont passés à ma permanence pour m’alerter sur leur situation. Comme j’étais à l’Assemblée, je n’ai pu les recevoir mais cela ne m’a pas empêché d’agir en relayant leurs inquiétudes auprès du Ministre de l’Agriculture.

La crise qu’ils rencontrent est en effet bien différente de celles rencontrées dans le passé. Il semble que les producteurs soient maintenant structurellement confrontés à un double phénomène : des prix durablement bas et une hausse considérable des prix des aliments pour leurs animaux.

Si on y rajoute un niveau d’endettement souvent insoutenable, il faut craindre une hécatombe préjudiciable pour notre région. Faut-il rappeler que l’industrie agroalimentaire représente près de 37 % de l’emploi industriel du Finistère ? C’est près de 19 000 emplois concernés…

Personne ne peut donc rester sans réaction. Les collectivités bretonnes, par la voix de leurs présidents, sont déjà intervenues pour indiquer leur disponibilité. A ma place, j’ai évidemment saisi Bruno Le Maire pour l’encourager à prendre toutes les initiatives en direction des professionnels.

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