Martine Aubry était hier dans le Finistère. Le matin à St Renan, puis à St Thégonnec avant de terminer par une réunion à Plourin-les-Morlaix.

La salle du cheval Blanc était trop petite pour accueillir ce qui ne devait être qu’un « rassemblement convivial ». Je suis incapable d’évaluer le nombre que nous étions mais j’ai connu des « meetings » où l’assistance était moindre !

J’y vois un signe de plus que le PS recommence à remplir son rôle de force d’alternance en démontrant que le collectif est notre première force. Et celle-ci commence par une victoire nette dans un peu plus de 20 jours.

Elle se construira sur un message simple : les collectivités locales ne sont pas un contre-pouvoir organisé. Les Régions, comme les Départements, ne peuvent contrecarrer à eux seuls les effets négatifs de la politique gouvernementale mais face à un Etat qui se défausse, ils peuvent amortir les conséquences et organiser les protections.

Mais ces collectivités disposent aussi d’une capacité d’intervention. Demain, comme depuis 2004, il nous appartiendra de tenir nos engagements, d’appliquer nos programmes et d’être exemplaires en matière de démocratie, d’inspirer de nouvelles politiques, d’innover en développant des politiques sociales qui seront autant d’avant-garde de nos projets lorsque nous reviendrons aux responsabilités nationales.

Comme toujours en période électorale, beaucoup de monde ce matin autour de cette agora quimpéroise que sont les halles.

La gauche avec un militant communiste de Quimper distribuant pour le « front de gauche », le NPA, des membres de l’UDB pour la liste « Europe Ecologie Bretagne» et bien sûr plusieurs socialistes : Jean-Marc, Marc, Florian, Dominique, Laurent et votre serviteur. Mais la droite aussi avec des adhérents de l’UMP pour la liste dirigée par la préfète Bernadette Malgorn.

L’ambiance est agréable, nous recueillons souvent des encouragements parfois aussi, c’est normal, quelques rebuffades. Pour autant les conversations sont rarement sur l’enjeu régional de l’élection. Pour mes interlocuteurs, le refus du Président de la République prime sur tout. Ce n’est pas tant son action que son style qui focalise le rejet. De fait, les abimes dans lesquelles sa population a plongé illustre que cette hostilité n’est pas que quimpéroise.

La crise sociale aussi marque les esprits. D’où l’importance des propositions défendues par  Jean-Yves Le Drian pour que la Bretagne poursuive sur la voie ouverte depuis 2004 qui fait de la priorité à la formation, au développement économique et donc à l’emploi la marque de la gestion socialiste.

En campagne

27 février 2010 3 Commentaires

Distribution du programme de la liste que conduit Jean-Yves Le Drian pour les élections régionales hier avec Pierre Maille, Gérard Mével, Maryvonne Blondin et de nombreux militants d’Ergué Gabéric.

Un peu plus de deux heures de présence entre Pen Ergué et le Rouillen pour informer sur les compétences du Conseil Régional, présenter les nouveaux engagements de la gauche et inviter les gabéricois à voter les 14 et 21 mars.

Par rapport au 5 février dernier où j’étais allé sur le marché de Fouesnant, il est évident que la proximité du vote est mieux connue mais pas encore son utilité. Il faut donc amplifier nos efforts.

Le parlement venant d’être fermé pour 3 semaines pour respecter la campagne électorale, je vais naturellement pleinement m’y consacrer. Ainsi ce matin, je serai aux Halles à Quimper, mardi à Kermoysan, mercredi à Plomelin, jeudi à Briec avant d’accueillir Jean Yves Le Drian pour une réunion publique au Chapeau Rouge à 19 h.

Encore une soirée passionnante dans un auditorium de la médiathèque plein à craquer puisqu’il ne restait plus une place de libre.

François Nicoullaud, ambassadeur de France, en quelques mots limpides nous a raconté la course de vitesse qui s’est engagée entre un régime à la recherche d’une autorité et d’une légitimité restaurées et la société iranienne.

Il nous a expliqué que si, à ce jour le cœur conservateur du régime a gagné, il reste pourtant divisé, inquiet et incertain sur la direction à prendre. Ainsi le Guide Khamenei est affaibli en raison de la politique hésitante qu’il a conduit depuis le trucage massif de la dernière présidentielle. Ahmadinejad est fragile, disposant de peu de partisans tant sa religiosité exaltée et son imprévisibilité ont découragé ses anciens soutiens. Les pasdarans, armée de protection du régime sont les seuls à s’être renforcés dans la crise mais ils apparaissent désormais comme partisans non de la République islamique dans de l’une de ses factions.

Mais face à eux, les réformateurs ne sont pas unis ce qui leur interdit la victoire. Entre ceux qui, loyaux avec les institutions, veulent faire évoluer le régime avec les leviers que leur offre la constitution et les radicaux qui veulent en sortir le plus vite possible, il n’y a pas d’harmonie.

Dès lors, seule la société et notamment sa jeunesse, tirée par le monde étudiant fortement féminisé, et par les technologies comme internet, apparaît comme le véritable moteur de la révolution sourde qui est à l’œuvre.

Facebook

Twitter