Bravo à France Bleu Breizh Izel et aux équipes que dirige Emmanuel Yvon !

Selon le dernier baromètre « Médiaslocales »  de l’institut Médiamétrie sur la période de septembre 2008 à juin 2009, France Bleu Breizh Izel confirme son audience dans le Finistère.

Avec près de 75 000 auditeurs quotidiens (10 points en audience cumulée) elle devient désormais la 3ème radio la plus écoutée sur ce département derrière Europe 1, France Inter, deux autres radios nationales généralistes.
 
Sur un an, sa durée d’écoute quotidienne augmente de plus de 30% à plus de 120 minutes ( 124 contre 93 ) et la place sa part d’audience à 7.9% (en hausse de 1,5%).
 
La station locale de Radio-France qui produit et diffuse des programmes de proximité dans les deux langues, en français et en breton, confirme ainsi sa position de 1ère radio locale sur la Basse-Bretagne.
 
Sur l’ensemble de la Bretagne, les deux stations de France Bleu (Breizh Izel et Armorique) sont écoutées par plus de 246 000 auditeurs chaque jour et gagnent 35 000 auditeurs en un an.

En dépit des pâles dénégations du ministre Alain Marleix, le decoupage-décidé par le gouvernement n’est qu’un acte partisan.

Ainsi dans le Finistère, la décision vise à protéger son parti en ôtant de la circonscription de Brest rural, un canton (Brest Bellevue) dont le vote est traditionnellement favorable à la gauche.

Gagner cette circonscription dont François Cuillandre fut le député entre 1997 et 2002 devient maintenant pour la gauche un challenge presqu’impossible à réussir.

Ainsi avec cette configuration, en juin 2007, l’UMP l’aurait emporté avec 53,45 %  faisant ainsi de Marguerite Lamour la députée UMP la mieux élue du 2nd tour dans le Finistère !

Le gouvernement ne cherche d’ailleurs pas à masquer son geste partisan. En effet, la circonscription dont Patricia Adam est l’élue devient dorénavant – et de très loin – la plus peuplée du département avec 125 688 habitants pour une moyenne finistérienne de 110 375. Or aux dires théoriques du ministre, le but principal du redécoupage était pourtant de rectifier les « déséquilibres démographiques »…

N. Sarkozy a décidé de maintenir son projet de changement de statut de la société publique « La Poste ».

Et le conseil des ministres de ce jour va marquer une étape majeur dans ce processus non assumé de privatisation.

Ainsi donc malgré l’opposition d’une majorité de Français, le gouvernement s’entête à vouloir privatiser le service public postal. Je l’ai connu plus sensible aux sondages sur d’autres sujets..

Depuis bientôt un an, le « Comité national contre la privatisation, pour un débat public et pour un référendum » a multiplié les actions pour sensibiliser nos concitoyens, notamment en ouvrant un site internet. Il va falloir maintenant entrer dans une phase plus active.

Ainsi le principe « d’une consultation nationale citoyenne » devrait avoir lieu le 3 octobre partout en France. Bien sûr, le PS soutient ce projet qui est de nature à permettre la création d’un rapport de force avec la droite. J’y prendrais toute ma part.

La proximité de la coupure de l’été conduit à procéder au classement de bien des documents qui se sont entassés et dont j’avais prévu de parler.

Ainsi en est-il d’une incroyable proposition de loi déposée le 21 janvier 2009 et signée par 87 députés de droite dont Christian Ménard et Marguerite Lamour.

L’initiative est passée inaperçue. Elle pourrait pourtant être l’une des régressions majeures – et pourtant il y a l’embarras du choix ! – de la législature si elle venait à être adoptée. Elle prévoit d’instituer la liberté de recrutement par les collectivités locales.

Dans sa brutalité, ce texte nous ramène plus de 20 ans en arrière. Elle prévoit de transformer la règle en exception. Le recrutement de fonctionnaires sur concours ne serait maintenu que pour les agents effectuant des « missions régaliennes ». Pour les autres, le recours au contrat de travail de droit commun deviendrait la norme.

A mes yeux, au-delà de la précarité renforcée des emplois, c’est une certaine conception du service public qui est mis en cause. Le statut des fonctionnaires n’est pas un privilège social, c’est la garantie de l’indépendance des agents vis-à-vis du pouvoir politique.

Comme très souvent, j’ai assisté hier au défilé du Festival de Cornouaille. Cette année, l’équipe de Jean Michel Le Viol avait cherché à innover afin de le rendre plus enlevé, plus animé.

L’objectif fut atteint. Peut-être était-ce parce qu’il y avait moins de groupes invités et que le trajet était plus court, toujours est-il que pendant plus d’une heure et demi, le rythme fut soutenu et les spectateurs très sollicités par les spectacles offerts. Une réussite donc.

J’en ai profité aussi pour évoquer avec Tangi Louarn, président d’EBLUL-France (le Bureau européen pour les langues moins répandues) la promesse de l’ancienne ministre de la culture Christine Albanel en mai 2008 de présenter à l’Assemblée un « cadre de référence qui prendra la forme de loi, dans un calendrier suffisamment proche » sur la diversité linguistique de notre pays.

Evidemment, rien n’est venu. Aussi avons-nous convenu de nous revoir en septembre pour entamer l’écriture d’une proposition de loi que pourrait ensuite porter le groupe d’étude sur les langues régionales que préside ma collègue PS Martine Faure élue de la Gironde et auquel adhèrent 65 députés de tous les partis.

NB : Photo empruntée sur flick.fr

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