Ce soir, 250 employés de vie scolaires (EVS-AVS) du Finistère rejoindront le pôle emploi. Ils seront remplacés par 250 demandeurs d’emploi actuels en cours de recrutement par l’Inspection Académique.

Ils sont 30 000 au niveau national a subir le même sort. Embauchés en 2006 pour remplir des fonctions d’aide à la direction d’école ou d’accompagnement des enfants handicapés, les salariés ont rempli leur mission dans les écoles.

Par contre, l’Etat a été défaillant. Pendant trois ans, ces EVS n’ont guère pu bénéficier de l’accompagnement prévu dans leur contrat en terme de formation et de suivi de projet d’insertion professionnelle.

Réservés aux bénéficiaires du RMI et des allocations de fin de droits ou de l’AAH, l’accès à ces emplois avait permis à beaucoup de sortir de la situation de grande précarité dans laquelle ils étaient et de retrouver une reconnaissance professionnelle et sociale.

Arrivés au terme de leurs contrats, le gouvernement balaye l’expérience qu’ils ont acquise au sein des équipes et auprès des élèves en situation de handicap. Navrant.

1080 adhérents de la fédération du Finistère du PS ont voté jeudi soir. C’est une participation conséquente dans la période de doute que traverse les socialistes.

A l’initiative de Marc Coatanéa, il s’agissait de se prononcer sur une « charte de la rénovation » visant à garantir la parité lors des prochaines cantonales notamment, à restreindre le cumul des mandats pour les parlementaires en n’autorisant qu’un mandat local hors exécutif communal, syndical, départemental ou régional, à fixer des règles éthiques pour les candidatures internes et à doter le conseil fédéral d’un pouvoir d’arbitrage.

La presse n’en a guère parlé, ce qui nous a permis d’avoir des débats passionnés mais globalement sereins. Il y a bien toujours ici des réactions épidermiques et là des hostilités de principe aux évolutions mais les adhérents ont pu faire leurs choix sans drames.

Il me semble de ce fait que le Finistère est le seul département à s’être doté de règles issues d’un vote des militants qui place notre pratique en harmonie avec nos textes de congrès. C’est peut-être pour cela que nos rangs se dégarnissent moins que d’autres fédérations ! C’est en tout cas à coup sûr un beau signal envoyé à tous ceux qui aujourd’hui trouvent qu’au PS les éléphants de Solférino se comportement comme des ânes !

Heureuse initiative de Bernard Poignant hier d’avoir organisé un concert pour célébrer le 65ème anniversaire de la Libération de Quimper.

Le jour n’était évidemment pas choisi au hasard, puisque le 27 juin 1944, cinq maquisards tombèrent à Penhoat, pas loin de là où j’habite aujourd’hui. Le lendemain, ce furent 6 autres résistants qui tombèrent à Kergrenn avant que n’interviennent la libération proprement dite le 8 août.

Il y avait beaucoup de monde au Pavillon, sans doute plus de 1 000 personnes, pour écouter les 300 choristes interpréter, sous la direction de Jean Golgevit, un florilège de chants patriotiques.

Et aussi de l’émotion. Entendre quelques textes de femmes participant à l’un des  orchestres qui existaient à Auschwitz ou celui de Primo Levi ou encore un autre sur le groupe de Missak Manouchian redonnait une terrible actualité à la barbarie nazie. Reprendre le chant des marais ou « chant des déportés » composé en 1933 par des prisonniers allemands du camp de Börgermoor, « Ô terre de détresse, Où nous devons sans cesse, Piocher ».

Et puis se souvenir. Eviter de donner raison à Jean Ferrat qui chantait dans « nuit et brouillard » que « le sang sèche vite en entrant dans l’histoire ».

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