Aujourd’hui, les députés socialistes sont maîtres de l’ordre du jour de l’Assemblée. C’est ce que l’on appelle « la journée d’initiative parlementaire ». Cela revient régulièrement au bénéfice de chaque groupe.

Nous avons choisi d’inscrire 3 propositions de loi et nous verrons bien si l’UMP, mise au pied du mur, acceptera si ce n’est de les voter, nous ne rêvons pas ! au moins d’accepter le débat avec nous.

Premier texte : mettre un terme aux injustices sociales créées par, d’une part, le bouclier fiscal et les rémunérations excessives de certains dirigeants d’entreprise qui perçoivent par ailleurs des aides publiques sous forme de recapitalisation…

Second texte : traiter les questions de salaires et d’emploi et permettre de protéger les salariés face à une crise sociale sans précédent.

Troisième texte : supprimer le « délit de solidarité », c’est-à-dire dépénaliser toute aide (entrée, séjour, transit) lorsque la sauvegarde de la vie ou l’intégrité physique de l’étranger est en jeu.

Ces trois initiatives traduisent bien l’état d’esprit des députés socialistes : offensifs, positifs et déterminés. Chaque vote fera la vérité. On verra ainsi qui concrètement défend les salariés et l’ensemble du monde du travail.

Journée en commission des lois non-stop. Ordre du jour : la phase 3 – et la dernière – de la révision constitutionnelle : la réforme du règlement de l’Assemblée.

Dans la cohérence des précédents épisodes, la révision constitutionnelle puis le vote de la loi organique, j’assume logiquement la responsabilité de ce texte pour le groupe socialiste.

Ce chantier est vaste. Sur les 179 articles que compte l’actuel règlement, Bernard Accoyer le Président de l’Assemblée compte en modifier 133 !

Bien sûr, certains changements sont anodins puisqu’ils suppriment des habitudes périmées ou des pratiques désuètes (information par télégramme des délégations de vote par exemple). D’autres découlent des changements institutionnels qui, sans que nous les ayons approuvés, sont compréhensibles. D’autres par contre, imposent de nouvelles contraintes, inutilement mesquines, aux groupes de l’opposition (limitation de temps de parole…).

D’autres enfin sont les vrais points de clivage comme l’instauration du « temps programmé » qui va nous interdire de défendre nos amendements dans l’hémicycle quand le laps de temps qui nous aura été initialement attribué sera épuisé. La bataille sera dure.

Et puis, je vais aussi en profiter pour déposer des amendements pour supprimer la délégation de vote. Comme cela demain ne voteront que ceux qui sont présents au Palais Bourbon, là où se fait la loi.

Le préfet avait pris l’initiative de réunir, hier midi, les parlementaires du Finistère pour leur permettre de prendre connaissance des résultats du recensement.

Utile initiative qui nous a permis de découvrir que notre département est le moins dynamique de Bretagne au niveau démographique, avec le solde migratoire le plus faible et un solde naturel peu élevé.

Dans le même temps, la population continue à croître puisqu’au 1er janvier 2006 nous étions 883 001 habitants, ce qui revient à un rythme de progression de 0.5 % par an, ce qui est inférieur à l’Ille et Vilaine (1.2 %) et au Morbihan (1.1 %).

D’une manière général, c’est l’espace côtier qui se densifie même si le Cap Sizun, est la partie du littoral de la région qui perd le plus d’habitants. J’ai aussi appris que Brest est la 19ème ville de France en terme de population et Quimper la 70ème (Lorient est 85ème et Vannes 100ème).

Publication aujourd’hui du 10ème numéro de ma lettre d’information mensuelle. Comme à l’accoutumée, j’y traite 3 rubriques.

La première évoque les dossiers sur lesquels je travaille. Il s’agit en l’espèce de la proposition de loi du député-maire UMP de Nice, Christian Estrosi, visant à renforcer la législation contre les « bandes » violentes et la proposition de loi socialiste pour l’augmentation des salaires et la protection des salariés et des chômeurs qui sera débattue jeudi de cette semaine.

La seconde rend compte de mes votes les plus récents. Ainsi j’ai voté contre la nomination proposée par Nicolas Sarkozy d’Yves Guéna à la présidence de la commission « indépendante » chargée d’émettre un avis sur le « sarkutage » des circonscriptions. Mais j’ai voté pour une proposition de loi proposée par une députée UMP qui cherche à favoriser l’accès au crédit des petites et moyennes entreprises.

Enfin, je reviens sur mes dernières interpellations de ministres. Ce mois-ci ce fut notamment le cas de Nadine Morano concernant les craintes récemment exprimées par l’Union nationale des centres communaux d’action sociale (Unccas) d’un possible désengagement financier de l’Etat dans le domaine de l’accueil de la petite enfance et de transferts de charges subséquents vers les collectivités territoriales.

Vous pouvez télécharger cette lettre en cliquant-ici.

Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la Déportation aujourd’hui. Après la cérémonie devant le monument de la Libération, sur les allées de Locmaria, j’ai eu, une nouvelle fois l’honneur de m’adresser à ceux qui étaient présents.

Tout mon propos tournait autour de la nécessité, derrière les chiffres, de ne jamais oublier l’essentiel : ces êtres de chair et de sang, condamnés à une mort affreuse pour être nés, selon leurs tortionnaires, avec un critère génétique discriminant.

Voilà pourquoi la force du témoignage reste irremplaçable. Par exemple, celle d’un Primo Levi décrivant l’enfer d’Auschwitz : « Jamais je n’oublierai », nous dit-il, « jamais je n’oublierai cette fumée. Jamais je n’oublierai les petits visages des enfants dont j’avais vu les corps se transformer en volutes sous un azur muet. Jamais je n’oublierai ces flammes qui consumèrent pour toujours ma foi. Jamais je n’oublierai ce silence nocturne qui m’a privé pour l’éternité du désir de vivre. »

Un jour d’avril 1987, il se donna la mort, comme si le poids des disparus du monde concentrationnaire, « ces présences sans visage qui peuplaient sa mémoire », était devenu trop lourd à porter. Sans doute l’était-il pour un seul homme ; mais du moins le message demeure rendant à tout jamais irrecevable le prétexte de l’ignorance.

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