Chaque année, la fête de la Saint Sylvestre est l’occasion de renouer avec une bien sinistre tradition ; les incendies de voitures.

Confronté à une véritable surenchère depuis deux ans, le gouvernement cherche à minorer la réalité des chiffres. Cette année, au nom du PS, j’ai réclamé la transparence.

Il ya deux ans, le 1er janvier 2008, le gouvernement avait d’abord parlé de 372 voitures brûlées, avant de publier dix jours plus tard, un bilan officiel revu à la hausse de 878 véhicules brûlés…

L’année dernière, leur nombre a crû de manière spectaculaire : 1147 voitures incendiées, soit 30 % de plus qu’en 2008 !

Le 14 juillet dernier, à un premier bilan de 317 voitures brûlées succédait un second faisant état de 500 véhicules incendiés… Et en dépit de mes interrogations répétées par le biais de questions écrites, le 4 août 2009 et le 8 décembre dernier, Brice Hortefeux n’a jamais publié de chiffres exhaustifs. Le journal Le Monde a d’ailleurs bien voulu relayer mon combat pour l’information de tous.

Demain, le gouvernement osera-t-il publier rapidement un chiffre sincère et fiable ?

Le Conseil vient donc de censurer une disposition que nous avions toujours jugé écologiquement inefficace et socialement injuste.

Au-delà du fond qui est largement commenté, cette décision appelle sur la forme deux commentaires.

D’abord, pour une fois le Conseil a repris les arguments développés par mes collègues dans l’hémicycle. Comme quoi, ce n’est pas parce que nous sommes dans l’opposition que nous avons toujours tort. Si le gouvernement qui a pêché par précipitation et amateurisme avait accepté un vrai débat, il n’aurait peut-être pas connu cette déconvenue.

Ensuite, en dépit de ce succès, je continue à regretter l’orientation que suit le Conseil depuis qu’Yves Guéna en a assuré la présidence. Sous l’influence des universitaires comme Georges Vedel ou Jacques Robert et avec la vigilante protection de Robert Badinter, il s’est hardiment doté d’une véritable doctrine l’érigeant en protecteur des libertés fondamentales. Mais depuis quelques années, il se contente de juger sans audace les simples imperfections des lois.

En quelque sorte, d’arbitre respecté, il se transforme lentement en un acteur parmi d’autres. Dommage.

Je viens de participer au petit rassemblement qui était organisé par l’Association France Palestine Solidarité à l’entrée de la rue Kéréon.

En tendant ce mur symbolique, nous voulions alerter un peu plus l’opinion sur la situation désastreuse de Gaza soumise depuis juin 2007 à un implacable blocus.

Comme l’a affirmé l’Union européenne dans une déclaration le 7 décembre « il faut une ouverture durable, totale et sans condition des points de passage pour que l’aide humanitaire puisse parvenir dans la Bande et que les marchandises et les personnes puissent y entrer et en sortir ».

Ce blocus, décidé par Israël à la suite de la prise de contrôle de Gaza par le Hamas, a plongé toute la population dans la misère et n’a rien apporté pour faire évoluer la situation. Il faut donc que l’opinion internationale pèse sur les deux gouvernements pour retrouver le chemin si ce n’est de la paix, au moins de la négociation.

Le régime iranien n’est pas plus républicain ou islamique que les démocraties populaires n’étaient démocratiques ou populaires.

Hier encore son raidissement et sa militarisation, tendance observée depuis 2005, se sont manifestés face aux milliers d’opposants qui défilaient dans les rues des plus grandes villes. La presse parle de 12 morts !

Depuis la fraude massive organisée pour permettre la réélection d’Ahmadinejad, un coup d’état militaire qui n’a pas dit son nom a été mis en œuvre. Et chaque semaine, nous assistons à son déploiement : arrestations, intimidations, interdictions des rassemblements, procès à la soviétique avec de longues séries d’aveux, contrôle accru sur toutes les institutions.

Mais le plus important ne fait qu’apparaître : le mythe du Guide Suprême au-dessus de la mêlée, doté d’un pouvoir exorbitant en raison de son inspiration religieuse est mort. Aujourd’hui quand les rues de Téhéran, d’Ispahan résonnent aux cris de « Mort au velayat »  c’est à Khamenei que cela s’adresse. Une contestation inédite sans connotation anti-religieuse qui souligne l’illégitimité du Guide.

Publication cette semaine du 18ème numéro de ma lettre mensuelle. Uniquement diffusée par Internet pour des raisons financières évidentes, il vous suffit de m’envoyer un mail si vous voulez figurer sur ma liste.

J’aborde évidemment les dossiers sur lesquels je travaille et en l’espèce, le projet de loi sur le crédit à la consommation. J’espère qu’il sera l’occasion de mettre en place un mécanisme d’action de groupe, attendu par bien des associations pour défendre les droits des consommateurs mais pour le moment, cela ne figure pas dans le texte.

Comme dans chaque édition, je rends compte de mes votes. En l’espèce, j’ai approuvé la motion de rejet préalable qui visait à s’opposer au redécoupage législatif mitonné par Alain Marleix au seul profit électoral de l’UMP et je me suis opposé à l’évolution du statut de la Poste car je crains la dérive vers la privatisation.

Enfin, la dernière rubrique traite des interpellations des ministres ainsi que de leurs réponses. Vous pouvez télécharger la lettre en cliquant ici.

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