SCODA fermé

31 décembre 2008 1 Commentaires

Hier soir, j’étais à Brest, sur le port de commerce, au Service de Coordination et d’Orientation des Demandeurs d’Asile du Finistère, plus connu sous l’acronyme de SCODA.

 

Cette structure est gérée par l’Association pour la Formation des Travailleurs Africains et Malgaches (AFTAM) et j’avais lu et vu dans la presse que son centre d’accueil finistérien devait fermer. De fait, il était occupé depuis quelques jours par un collectif brestois (« cassspapier »).

 

Je ne connaissais pas cette structure mais je sais le rôle essentiel qu’elle remplit pour tous ceux qui arrivent dans le Finistère et qui ont déposé une demande de droit d’asile. En raison, d’une réorganisation imposée par le Ministère de l’Intégration, comme une quarantaine d’autres, elle va se replier sur Rennes.

 

Concrètement, cela pourrait vouloir dire que les nouveaux arrivants ne pourront plus être logés et ne seront plus réellement épaulés dans leurs démarches. Le résultat final sera sans doute un plus grand nombre de refus d’asile par l’administration.

 

Si l’occupation venait de se terminer quand je suis arrivé, les responsables du lieu, Gwen Le Bars et Catherine Mandin m’ont permis de mieux comprendre les enjeux pour tous les réfugiés venant pour l’essentiel de l’ancien bloc soviétique et qui espèrent s’installer dans notre pays.

Je continue mon travail de préparation du prochain débat parlementaire, profitant du fait que je sois moins sollicité dans cette période. Il semble d’ailleurs que les efforts commencent à payer. La presse consacre quelques articles sur le sujet.

Ainsi, après l’express.fr qui a titré « les parlementaires affutent leurs arguments », c’est aujourd’hui 20 minutes qui évoque « les parlementaires qui veulent du pouvoir ». J’ai même appris qu’il venait de se créer sur Facebook un groupe « non au projet de loi sur les droits du parlement ». Je lui emprunte d’ailleurs l’illustration. Sans compter deux articles trouvés sur Agoravox, le premier plante le décor «droit d’amendement : la mauvaise foi de l’UMP et du Gouvernement » et le second revient sur les conséquences prévisibles de l’adoption du texte « L’UMP trompe les Français et transforme le Parlement en chambre d’enregistrement ».

Pour ma part, j’ai rédigé une note argumentaire pour tous les députés du groupe ainsi que la trame de deux documents l’un destiné à la Fondation Jean Jaurès pour décrypter les 14 articles du projet de loi organique et le second pour la Fondation Terra Nova où je donne ma lecture de l’ambition gouvernementale.

En parallèle, je cherche à solliciter des universitaires pour obtenir leurs avis éclairés mais là encore la période ne me facilite pas la tâche…

Frédéric Lefebvre est un provocateur, il ne faut donc pas s’arrêter à sa déclaration d’hier quand lors d’un débat sur Europe 1, évoquant les chantiers 2009, il a cité « la fusion des départements et des régions ».

Le gouvernement sait que ce terrain est miné et Edouard Balladur qui préside la commission chargée de réfléchir à l’évolution de l’organisation territoriale a déjà dit sa préférence pour « une coopération plus étroite entre deux échelons ».

L’intérêt de la déclaration est donc ailleurs. Il réside dans l’axe que va développer l’UMP en direction du grand public. Son message sera simple : une collectivité en moins, ce seront des impôts en moins. Ne nous y trompons pas, même s’il méconnaît la réalité, il connaîtra un certain succès.

Face à ce risque, le PS doit retrouver le chemin de l’audace. Rien n’est moins simple quand ce sont des socialistes qui président aux destinées des principales associations d’élus. Chacun aura tendance à se poser en défenseur des intérêts de sa collectivité.

Mon chemin est connu, je l’ai en partie consigné dans le rapport de la mission dont j’étais le co-rapporteur à l’Assemblée : fin des financements croisés, spécialisation des collectivités par l’attribution d’une compétence exclusive, disparition de l’uniformité territoriale en achevant la carte de l’intercommunalité, en facilitant le regroupement volontaire des régions, en autorisant la fusion volontaire de ces dernières avec les départements, en permettant la création d’une collectivité unique intercommunalité-commune.

Depuis quelques semaines, je conduis avec Thierry Mariani (député UMP du Vaucluse) une mission de la commission des lois sur le vote pour les européennes des Français établis hors de France.

En effet, quand en 2003, le mode de scrutin pour le parlement européen a été réformé par la division de la circonscription nationale unique en 8 circonscriptions régionales, un vide juridique est apparu : comment permettre à nos concitoyens vivant à Can Tho, ville de 1 million d’habitants au sud du Viêt-Nam ou à Nioro au Mali de voter ? A quelle circonscription les rattacher ?

Afin de résoudre cette question qui concerne 332 492 électeurs, nous avons auditionné les deux grandes associations qui les représentent, l’Union des Français de l’Etranger, proche de l’UMP et Français du Monde – Association Démocratique des Français de l’Etranger (gauche) mais aussi les représentants des ministères des Affaires Etrangères comme de l’Intérieur. L’INSEE aussi. Pour ma part, j’ai évidemment en plus consulté nos sénateurs socialistes élus de l’Etranger Richard Yung, Monique Cerisier-Ben Guiga et Claudine Lepage tout comme mes amis siégeant dans l’Assemblée des Français de l’Etranger.

Nous nous acheminons vers une proposition de loi que nous cosignerons dès janvier. Nous allons proposer de rattacher nos compatriotes à la région Ile de France. La justification est multiple : d’abord le contentieux des opérations de vote dans les circonscriptions consulaires et celui des inscriptions sur les listes électorales consulaires se jugent dans les tribunaux parisiens. Ensuite, son impact sera très limité dans la région capitale, la participation des Français de l’Etranger à cette élection étant faible. Enfin, cette circonscription est la mieux dotée en terme de sièges (14), ce qui permettra de réserver plus aisément une représentation pour des candidats extérieurs à l’hexagone.

C’est le livre qu’il faut lire quand on désespère de la gauche et du PS ! 50 ans d’intrigues et de coups tordus racontés par deux journalistes de Valeurs Actuelles, hebdomadaire très conservateur.

Ca manigance, ça complote, ça trahit, ça balance pour un poste ou une succession. On découvre une vie mouvementée pleine de coups fourrés, de manipulations et de chausse-trapes.

Certains d’entre eux ont déjà été révélés par la presse ou des livres, mais les auteurs y apportent parfois quelques compléments d’information.

Dans un style alerte, vivant, ils campent avec bonheur des scènes et des personnages qui ont animé l’histoire de la droite et de l’extrême-droite : De Gaulle et le comte de Paris, Pompidou et Chaban-Delmas, Giscard et Chirac, Léotard et Bayrou, Tibéri et Toubon, Le Pen et Megret, Balladur et Seguin, Sarkozy et Fillon, de Villiers… Pas un ne manque.

Un demi-siècle de la Vème République vue de droite. Copé et Bertrand devraient le découvrir pour éviter de jeter en permanence un regard plein de morgue et de suffisance sur leurs adversaires.

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