Hier matin, j’ai eu le privilège d’être invité à une démonstration des actions menées dans le cadre de la formation et de l’entraînement des nageurs sauveteurs de la SNSM.

Cela se passait sur la plage de Cap Coz à Fouesnant à l’initiative de Xavier Marchand qui dirige le centre de formation et d’intervention de la SNSM Quimper-Cornouaille. J’ai ainsi pu mesurer la motivation des stagiaires qui demain surveilleront nos plages.

Tous volontaires, ils n’ont entre juin et septembre quasiment aucun week-end de libre, sans compter les soirs et les vacances. Et pourtant, les candidats affluent alors même que l’effectif est volontairement limité à 12.

Une nouvelle fois, comme lorsque j’ai découvert le travail des étudiants du GENEPI, ces jeunes qui acceptent de payer une formation (900 euros) et qui sacrifient presque tous leurs loisirs pour demain pouvoir servir les autres m’ont impressionné. Oui Xavier Marchand a raison quand il affirme que la formation SNSM est «une école de vie ». Chapeau !

NB la photo illustre une technique, celle du « filin » qui permet à une équipe de 3 nageurs sauveteurs de rejoindre une victime et de la ramener au bord.

Alors que l’Assemblée discute du « nouveau service public de l’audiovisuel », j’ai été alerté par la CGT sur les conséquences pour les éditions locales et régionales de France 3.

En effet, le PDG de France Télévision vient tout simplement de décider de les sacrifier au nom de l’impératif publicitaire. Comme la publicité va être interdit après 20, il fallait donc bien la caser juste avant pour faire plaisir aux annonceurs.

Du coup, l’édition locale de 19 h 57 saute, remplacée par un long tunnel de spots. Et comme le dit le syndicat, « pour maquiller le crime, Patrick de Carolis a décider de rallonger – à moyens constants, ça va de soi ! – la malheureuse édition locale qui subsiste ».

Sauf qu’elle est à 18 h 48 et qu’elle rassemblait beaucoup de spectateurs ! Comment ne pas y voir une manifestation de mépris pour le travail des équipes de France 3 en région et aussi pour leurs téléspectateurs ?

NB : pour le plaisir un petit clip contre le projet de la télé Sarkophage

http://www.dailymotion.com/video/x6rfa9

La fondation Massé-Trévidy vient de créer un service immobilier à vocation sociale et m’avait convié hier à sa présentation.

A leur demande, j’avais invité Jean Yves Le Bouillonnec, député-maire de Cachan, qui servit de parrain à l’opération. Il est vrai que l’homme est une référence en matière de droit au logement. Il est d’ailleurs à l’origine de la proposition de loi que nous avons déposé sur ce sujet.

L’idée de la fondation est simple : constituer un parc locatif privé d’environ 180 logements, répartis sur le Pays de Cornouaille, gérés en sous location ou en mandat de gestion et destinés à des ménages qui n’offrent pas toutes les garanties financières réclamés par les propriétaires, le service se substituant à eux pour les rassurer en garantissant notamment le paiement des loyers.

C’est tellement évident que l’on peut presque s’étonner que personne n’ait jamais pensé à le faire. Evidemment, les collectivités ont été sollicitées et toutes ont répondu positivement. Qu’elles soient toutes à majorité socialiste n’y est peut être pas pour rien…

En tout cas, hier à Quimper, le droit au logement a fait un pas concret !

Je lis avec surprise ce matin un articulet dans le Télégramme glosant sur une supposée faiblesse de votre serviteur dans le dépôt d’un amendement sur la loi « législation funéraire ».

Il me faut donc préciser. Oui mon groupe a déposé un amendement visant à relever à 3 900 euros le montant déductible de la succession au titre des frais funéraires, afin de tenir compte du coût réel des obsèques.

En effet, le Trésor public autorise les ayants droit à déduire un certain montant de leur succession au titre des frais funéraires. Et la dernière revalorisation remontait à la loi de finances pour 2003. Le montant était alors passé de 910 à 1 500 euros. Or depuis, le coût des funérailles a augmenté de plus de 20 %, s’établissant aujourd’hui à 3 900 euros en moyenne.

Je persiste à ne pas voir où est le mal d’autant qu’en agissant ainsi nous répondions à une demande express de l’association des consommateurs « UFC Que choisir ». Celle-ci a conduit une enquête dont j’ai déjà parlé sur ce blog. Et comme nous avions la possiblité concrètement de faire avancer le droit, nous avons repris, sur ce point, son argumentation que vous pourrez d’ailleurs lire sur son site.

Enfin, je passe sur la narration faite par l’auteur de l’article qui évoque « quelques petits signes de fatigue » de ma part, qui raconte qu’à l’issue de mon intervention « un léger flottement s’installe ». Tout cela est malicieux et volontairement taquin mais le journaliste a raison sur un point quand il écrit que dans « ces moments là on se sent un peu seul ». En effet, nous n’étions que 9 dans l’hémicycle jeudi dernier. Même les bancs réservés aux journalistes étaient uniformément vides.

Pourtant, l’enjeu méritait une plus grande attention dans la mesure où l’ambition de cette proposition de loi – déjà votée à l’unanimité au sénat – vise à moraliser ce marché et à protéger les familles.

Front syndical ?

26 novembre 2008 9 Commentaires

Plongé dans les profondeurs de notre nombril, nous n’avons pas noté que lundi dernier, la CFDT, la CGC, la CFTC, la CGT, FO, FSU, Solidaires et l’UNSA se sont retrouvées pour un échange de vue.

A l’unisson, elles ont constaté une accentuation des problèmes liés au pouvoir d’achat et à l’emploi. Ceci confirme que les salariés, les retraités, les demandeurs d’emploi sont les premiers à payer une crise dont ils ne sont pas responsables.
Dans de nombreuses entreprises, les salariés sont contraints d’utiliser leurs jours de RTT pour faire face aux baisses d’activité, d’autres subissent du chômage technique, les plans sociaux se multiplient, des intérimaires et des salariés en CDD se retrouvent au chômage. Le gouvernement poursuit sa politique de suppressions d’emplois dans les fonctions publiques mettant en péril la qualité des services rendus. Cette situation conduit à de nombreuses réactions et mobilisations.
Rappelant leurs responsabilités aux employeurs et à l’Etat, les organisations syndicales ont retenu le principe d’une mobilisation massive des salariés au début de l’année 2009 pour faire aboutir leurs revendications sur l’emploi, le pouvoir d’achat, les garanties collectives, les protections sociales, les conditions d’une relance économique.
Afin d’en préciser le contenu et d’en arrêter les modalités de la mobilisation, elles se réuniront à nouveau le 15 décembre 2008 et le 5 janvier 2009.

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