arton804.jpgHier notre groupe avait décidé d’interroger le gouvernement sur sur le futur Revenu de Solidarité Active. Si l’idée est juste, encore faut-il être précis sur ses modalités.

Se pose d’abord la question du coût. On a entendu les chiffres les plus divers : au départ, c’était 10 à 12 milliards ; puis le ministre du budget a avancé 5 milliards ; Martin Hirsch tient pour 3 milliards ; et l’autre jour le Président de la République a parlé de 1 ou 1,5 milliard. Laquelle de ces excellences contradictoires faut-il croire ?

Se pose ensuite la question du financement. Depuis le propos de Nicolas Sarkozy, les titulaires de la prime pour l’emploi sont inquiets. Nous avons cru comprendre qu’au-dessus de 1,4 fois le SMIC, le gouvernement supprimerait la PPE. S’il n’y avait que les socialistes à s’interroger peu importerait ; mais Laurent Fabius s’est fait une plaisir de citer une intervention sur France Inter du début du mois d’avril : « Le projet qui est proposé par Martin Hirsch a deux inconvénients : il est coûteux – de l’ordre de 3 milliards – et il conduit à diminuer la prime pour l’emploi pour un certain nombre de Français. » Etonnant quand on apprend que l’auteur de cette intervention frappée au coin du bon sens est François Fillon lui-même !

Mais quelle est donc la conception de la solidarité pour le gouvernement ? Pour nous, elle ne consiste pas à financer les revenus des plus pauvres en taxant les pauvres ! Ce RSA risque de devenir – à cause de vous- un revenu de solidarité absente !

cno.jpgDepuis 1962, des esquisses existent dans les dossiers de la mairie de Quimper. Après un projet de celui que l’on appelait alors « le boulevard nord » de 1989 à 1994 mais qui n’a pas abouti.

La concertation a repris en 1996 sous la houlette de Bernard Poignant et de Louis Coz alors vice-président RPR du conseil général.

Après cette phrase de dialogue et d’enquêtes publiques, les premiers coups de pelleteuse ont retenti en 2001 près de Kernevès. Et depuis hier, les automobilistes peuvent utiliser cette infrastructures routière raccordant l’Ouest Cornouaille au réseau des routes nationales.

7.2 Km qui ont rassemblé hier pour leur inauguration tout ce que la Cornouaille compte d’élus et de représentants de l’Etat puisque le préfet de région s’était déplacé tout comme le préfet du Finistère, Pierre Maille, Jean Yves Le Drian et aussi beaucoup de journalistes…

56 millions furent nécessaires pour le financement, un viaduc de 165 m de long, 7 km de canalisation, 1 500 000m3 de terrassement et 100 000 tonnes de matériaux bitumineux. Un ouvrage unique en Bretagne, un projet discuté et des enjeux de développement qui transforme la physionomie de la ville en rééquilibrant son urbanisation vers le nord. Reste à observer ce que son existence va entraîner comme modification dans nos comportements d’automobilistes..

6dmhcabflu0icaxlsgicca33s6kbcav1uzlpcas9f1ovca9cahx1ca9bgp43ca9fovkica327cyicaq4eu5zcak4w7ricabw1z01ca8kczo6ca3ukitgcat4q8rxca8o6322caf4b530cam3qgfp.jpgJ’ai reçu la semaine passé un document statistique de la direction régionale de l’agriculture. Rien de réjouissant.

Ainsi on apprend que l’été frais et pluvieux de 2007 provoque l’effondrement des rendements des céréales à paille (- 22% pour le blé, – 16% pour l’orge). Du coup on comprend mieux la flambée du prix des céréales.

Parallèlement, dans le secteur porcin, le prix de revient se dégrade fortement (-8.7 % par rapport à l’an passé) et la hausse des matières premières met les éleveurs bretons en forte difficulté. Accessoirement, j’ai appris que dans notre région , il y avait 14 millions de porcs charcutiers !

Heureusement, le marché de poulets de chair retrouve son niveau d’avant la crise aviaire de 2006, notamment dans l’export. Mais, rien n’est jamais simple, c’est la consommation de dinde qui chute. Il est vrai que le prix a progressé de 18 % par rapport à 2006 et de 20% sur le prix moyen des cinq dernières années. Le coupable est encore le prix des aliments…

auschwitz.jpgLa loi du 14 avril 1954, consacrant le dernier dimanche d’avril au souvenir des victimes de la déportation et morts dans les camps de concentration du IIIème Reich au cours de la guerre 1939-1945, adoptée à l’unanimité par le Parlement, a fait du troisième dimanche d’avril une journée de célébration nationale.

Ce matin, avec Bernard Poignant et Maurice Barate, j’ai donc eu le privilège de m’adresser aux associations d’anciens combattants. C’est toujours pour moi un moment d’émotion et surtout aujourd’hui où était parmi nous Etienne Schlumberger l’un des 1038 Compagnons de la Libération et sans doute le dernier du Finistère.

J’ai insisté dans mon propos, à partir d’une phrase de Paul Eluard, poète et résistant, écrite en pensant à ces martyrs « Si l’écho de leur voix faiblit, nous périrons » combien toute société qui en viendrait à négliger ce double devoir de mémoire et de vigilance s’exposerait à revivre les affres d’une barbarie.

Le combat contre l’obscurantisme est toujours d’actualité. Et plus encore en France, dans une société éclatée, tiraillée, affaiblie, où cette facilité intellectuelle que représentent toutes les formes de rejet de l’autre – antisémitisme, racisme, xénophobie – se nourrit du terreau de la frustration.

sabine.jpgEn fin d’après midi, ce fut un plaisir de fêter les 10 ans de l’ESAT (ex-CAT) « les serres de Kerneven » de la mutualité à Plomelin. J’y ai retrouvé des amis grâce auxquels ce projet, en dépit des difficultés répétées, a pu voir jour pour devenir aujourd’hui une référence, presque un modèle.

Ensuite, aux studios du Chapeau Rouge, à l’invitation de Sophie Gonidou présidente d’Autisme Cornouaille, j’ai découvert le film « Elle s’appelle Sabine » de Sandrine Bonnaire. Il s’agit à la fois d’un portrait intime et dérangeant de sa sœur et d’un documentaire dénonçant le manque de structures de soin spécialisées, fait de ce contraste entre l’avant et l’après ce qui sonne une terrible efficacité au propos.

Le point sans doute le plus polémique, qui fut, de ce fait, un moment important du débat qui suivi entre le directeur de la structure où est accueillie Sabine et des participants visiblement hospitaliers, réside dans la dénonciation des dommages irrémédiables que peut engendrer un mauvais diagnostic et un traitement inadapté, liés à la défaillance du système français. En l’espèce, la jeune femme fut placée dans un hôpital psychiatrique, puis un autre. Elle y resta cinq ans et à la sortie, elle était irrémédiablement altérée.

Je ne suis pas sûr d’avoir mieux compris ce qu’est l’autisme mais ce qui me restera c’est une impression forte : c’est incroyable qu’autant d’amour puisse passer dans des images aussi simples.

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