Philatélie

31 janvier 2008 8 Commentaires

asna_congres-r.jpgLe Parlement se réunira en Congrès, lundi 4 février, afin de voter la révision constitutionnelle préalable à la ratification du traité de Lisbonne.

Comme de coutume, les deux corps législatifs, le Sénat et l’Assemblée nationale, se transporteront ce jour-là à Versailles où sera installé pour la circonstance un bureau de poste.

Celui-ci délivrera un cachet d’oblitération spécial, qui est traditionnellement très recherché par les collectionneurs. J’invite donc tous les philatélistes et marcophiles de la circonscription à se faire connaître auprès de mon secrétariat de manière à ce que je leur fasse parvenir, lundi prochain, un pli depuis le Congrès.

Courriel : contact@urvoas.org ou téléphone : 02 98 95 69 80

4956.jpgDemain, le texte que nous avons combattu à l’Assemblée vient en discussion au Sénat. En prélude à ce nouveau débat, j’ai participé ce soir à l’émission de France Culture « Travaux publics » à 18 h 30.

Elle était réalisée en direct d’un restaurant argentin sur le boulevard St Germain et nous étions trois à nous partager le micro. Ce serait exagéré d’en conclure que ce fut un débat. En effet, Pierre Victor Tournier, qui est directeur de recherches au CNRS et l’un des observateurs les plus exigeants du milieu carcéral, Philippe Zoummerof, auteur d’un ouvrage que je vous conseille « la prison, cela n’arrive pas qu’aux autres » et votre serviteur partagions la même aversion pour la philosophie du texte de Madame Dati.

Il me semble d’ailleurs que la commission des lois du Sénat n’est pas non plus très convaincue de ses mérites. Elle, en effet, adopté des amendements qui valident nos critiques développées à l’Assemblée Nationale.

Ainsi, elle partage notre conviction que la commission chargée de prononcer la rétention de sûreté est bien une juridiction, ce qu’a contesté avec constance la Garde des sceaux. Elle a surtout estimé qu’il n’était pas possible de s’affranchir du principe de non rétroactivité de la loi pénale plus sévère. Elle a donc proposé d’introduire deux nouvelles obligations réservées aux individus les plus « dangereux » : l’assignation à domicile sous le régime de la surveillance électronique et la mesure de déplacement surveillé. Elle a en outre interdit qu’une personne condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité puisse bénéficier d’une libération conditionnelle sans l’avis favorable de la commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté.

Enfin, elle a renforcé l’évaluation, un an avant la fin de la peine, en exigeant une observation pluridisciplinaire de 6 semaines au centre national d’observation avant que la commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté ne formule un avis.

Certes, ces éléments ne contestent pas la philosophie du texte mais ils vont cependant dans le bon sens. Espérons donc que la Commission des lois sera suivie par les autres sénateurs.

musee_photo_court_172_quim3.jpgJ’ai vu les décisions du gouvernement de rendre gratuit l’accès à 14 musées à titre expérimental. Dans le cadre du programme municipal que vient de présenter ce jour Bernard Poignant, nous avons aussi travaillé sur cette question.

La seule étude sérieuse réalisée sur ce sujet est celle réalisée de 1996 à 2000 par Claude Fourteau, chargée de la politique des publics qui travailla 18 ans à Beaubourg et 10 au Louvre. Elle est publiée par la Documentation Française sous le titre « la gratuité des musées et des monuments publics ».

Elle est passionnante car contrairement à la première impression, elle montre ce qui ressort de cette mesure c’est à la fois l’évènement, le cadeau et l’initiation. Pour le public interrogé, la gratuité doit être exceptionnelle et régulière donnant ainsi naissance à de nouvelles formules, des nouveaux programmes de visites. Elle doit rester une incitation, un jour à ne pas manquer. Ainsi au Louvre, le public fut multiplié par 3 les jours de gratuité.

A l’inverse, une gratuité pérenne induit des effets pervers. Elle peut notamment donner une représentation négative de la visite puisque supprimant l’effort financier, elle met au premier plan d’autres contraintes : temps passé, agacement lié à la foule,…. Il n’est pas non plus démontré qu’elle entraîne un nouveau public vers les musées.

18883104.jpgJe me suis fermement ennuyé. Pourtant, avec une distribution aussi alléchante et un sujet aussi intéressant, il y a avait les ingrédients pour passer un agréable moment.

Las, ce film trop long se traîne sur un rythme languissant où les dialogues sont assommants et l’humour décevant.

L’histoire est celle d’un troisième couteau de la politique américaine précipité dans la cour des grands et qui aidé d’une millionnaire et d’un agent de la CIA, réussit à monter la plus grande opération clandestine de tous les temps en décidant d’armer la résistance afghane et à provoquer la défaite de la puissante Armée rouge.

En dépit de la véracité des faits, le réalisateur ne semble pas avoir choisi entre un pamphlet caustique contre l’irresponsabilité des Etats-Unis et une œuvre sérieuse pouvant servir de référence sur la façon dont le monde est dirigé.

Bref, un résultat bâtard où seule la fin sonne juste. Les conséquences à long terme de l’engagement américain en Afghanistan apparaissent dramatiques : le surarmement dans la région, le poids accordé aux services secrets pakistanais, le désintérêt de Washington pour la reconstruction du pays. Et là, vraiment, on n’a plus envie de rire.

people_objects220.jpgC’est Franz-Olivier Giesbert qui écrivait sur le 4ème de couverture de « la fin d’une époque » qu’il « y a deux catégories de journalistes : les inspirés et les greffiers. C’est pourquoi je ne me déplace jamais sans mon cahier à spirales sur lequel je note tout ».

J’y pensais à me rendant samedi matin aux vœux d’Alain Gérard. Je crois que pour les élus c’est pareil. Il y a les inspirés et les greffiers. Je fais définitivement partie de la seconde catégorie. Je garde tout. Et par exemple, les documents électoraux de la liste RPR-UDF « Pour vous, un autre Quimper » que conduisait, il y a sept ans, le sénateur-maire.

Leur relecture est édifiante. Ainsi vais-je me contenter de citer les engagements mis en avant « Couvent des Ursulines : une médiathèque et un parvis St Mathieu agrandi, la Tour d’Auvergne : un amphithéâtre de verdure et un parking semi-enterré, Prieuré de Locmaria : un centre des métiers d’Art, Place de la résistance : embellissement du parking et du plateau de la déesse, Kerjéquel : une zone de loisirs, Ergué-Armel : un marché couvert, Kerfeunteun : un marché couvert, Plage des Gueux : aménagement et embellissement,  Place Laënnec : de la verdure et de la chaleur (!), Penvillers : repenser les halls d’exposition, ronds points de Lududu et de Kerustum : création de passages souterrains… »

J’arrête pour aujourd’hui mais j’y reviendrais. L’énumération parle d’elle-même. Si un bon bilan ne garantit pas la réélection, l’absence de bilan pèse au moment du jugement des électeurs. Pas étonnant que cette équipe finisse en charpie, divisée à l’extrême et sans leader fédérateur.

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