doc4775211182ecc379814340.jpgComme toujours dans une élection, il faut faire attention au 3ème homme !

Chez les démocrates, il s’appelle John Edwards et il pourrait bien gagner le Caucus de l’Iowa jeudi.

Un sondage réalisé auprès de 500 électeurs probables le place à égalité avec Barack Obama avec 29 % des intentions. C’est une progression de 5 points par rapport à la précédente étude qui datait de deux semaines. En comparaison, le sénateur de l’Illinois régresse de 4 points et Hillary progresse d’autant (28 %).

Lors des primaires démocrates de 2004, John Edwards était arrivé derrière Kerry qui l’associa dans son ticket. Cela explique son excellent taux de notoriété mais sa remontée semble plus compréhensible par son positionnement très à gauche pour la scène politique américaine.

Ses positions en faveur des salariés de la classe moyenne ou le choix de thèmes comme l’élimination de la pauvreté, la lutte contre le réchauffement climatique voire pour un système de protection sociale universelle parviennent à lui assurer un écho auprès de la base démocrate la plus politisée.

Evidemment, rien n’est encore joué. La même étude d’opinion indique que 19 % des démocrates sont susceptibles de changer d’avis avant le 3 janvier.

plansocial_antidepressw.jpgSuspension du blog pour une dizaine de jours. Retour début janvier. Pour que l’écriture ne devienne pas une contrainte, pour que le plaisir de l’échange soit réel, il faut savoir parfois l’interrompre.

La période ne s’y prête pas nécessairement. A Quimper, les mauvaises nouvelles s’accumulent. Hier, ce sont les licenciements chez Girex que l’on a appris, après ceux d’Assystem et de HB Henriot.

Après une réunion, mercredi, à la préfecture sur le plan de sauvegarde de l’emploi d’Assystem, jeudi j’ai passé une heure avec les membres du comité d’entreprise d’HB, dont la détresse n’a fait que redoubler ma détermination à les aider avec mes petits moyens, avant de revoir la direction.

Il ne m’appartient pas de donner des leçons. J’imagine, ou plus exactement,  je veux croire que tous les élus font ce qui est en leur pouvoir pour tenter d’amortir le choc que ces mesures représentent pour les familles concernées et pour chercher des solutions en jouant sur tous les claviers. L’urgence est la mobilisation autour de ces entreprises et il nous faut donc unir nos efforts.

Il reste que je fais évidemment un lien entre ces annonces tragiques et l’économie française qui finit l’année en douleur. Et je me dis que Nicolas Sarkozy, si prompt à faire des cadeaux fiscaux à ceux qui n’en n’ont pas besoin, devrait se souvenir qu’il a promis de construire une « sécurité sociale professionnelle« .

logo_fes.gifNous vivons sur une idée partiellement fausse : en France, le parti socialiste serait congénitalement un nain en comparaison des forces social-démocrates des autres pays européens, où les partis de masse seraient la règle.

La fondation Friedrich-Ebert, lié au SPD allemand vient de publier deux articles sur ce sujet et remettent les pendules à l’heure. Non seulement la réalité est plus contrastée, mais surtout dans toute l’Europe, les partis politiques de gauche perdent des membres.

Ainsi, je vous conseille la lecture de la contribution de Ernst-hillebrand , ancien directeur du bureau de Londres de cette fondation. Il y présente les efforts déployés par le parti travailliste anglais pour enrayer cette évolution et recruter de nouveaux adhérents et sympathisants.

Et ensuite vous pouvez découvrir l’analyse de Martin-gorholt, le directeur fédéral du SPD, qui décrit la manière dont le SPD compte arrêter cette hémorragie d’adhérents et les modifications apportées dans l’organisation du parti afin d’en stabiliser leur nombre.

Il y a peut-être des leçons pour le futur congrès du PS…

budget1.jpgHier l’Assemblée a adopté définitivement le projet de loi de finances pour 2008.

Evidemment, j’ai voté contre comme l’ensemble des députés d’opposition. Je l’ai fait avec d’autant plus de détermination que, dès maintenant, nous savons que toutes les données sur lesquelles repose le budget 2008 s’avèrent erronées et que les conséquences seront douloureuses.

L’inflation a été sous-estimée de moitié. L’hypothèse de hausse des prix était de 1,6%. Selon l’INSEE elle sera à minima de 2,4%. 

La croissance a été surestimée. C’est François Fillon, lui-même qui vient de le reconnaître : la croissance sera au mieux de 1,9%. Et pourtant, l’hypothèse inscrite dans le budget 2008 était comprise entre 2 et 2,5% de PIB.

Les déficits sont sous-évalués. C’est l’OCDE qui vient d’affirmer « la France n’est pas en mesure de réduire son déficit public qui atteindra 2,6% l’an prochain ». La dette publique décollerait donc et atteindrait 67% du PIB en 2009, soit 50 milliards d’euros supplémentaires en deux ans. Elle représenterait alors 19 500 euros par Français, contre 13 500 en 2002, soit une hausse de 1 000 euros par an et par Français.

Et au final, personne n’est dupe. La dégradation des finances publiques, qu’il a lui-même causée, l’amènera à adopter -une fois les élections municipales passées- une politique de rigueur contraire en tout point à ses engagements sur le pouvoir d’achat.

Co-rapporteur

18 décembre 2007 8 Commentaires

decentralisation_4_candidats_a_l_election_presidentielle_ont_repondu_au_questionnaire_de_l_arf_medium.gifLa commission des lois va demain créer une « mission d’information pour la clarification des compétences des collectivités locales ». Et je vais, en accord avec mon groupe parlementaire, en être désigné rapporteur pour l’opposition. Je vais travailler en tandem avec Didier Quentin qui va en être le rapporteur pour la majorité.

Le chantier est stimulant. En effet, on connaît les projets dans le domaine de la décentralisation de Nicolas Sarkozy. Durant toute la campagne, il n’a pas fait mystère de son intention de faire une pause dans l’octroi de compétences nouvelles aux collectivités territoriales. Nous n’avons pas un Président très girondin.

Il nous faut donc nous intéresser à l’imbroglio pour ne pas dire au désordre (par le chevauchement des compétences) créé par l’acte II de la décentralisation de Raffarin qui n’est ni tenable, ni acceptable.

Nous nous sommes donnés l’année 2008 pour conduire notre réflexion. Nous ne savons pas sur quoi nous allons déboucher bien sûr. Mais pour ma part, sans revenir intégralement sur la loi d’août 2004, je vais plaider pour la simplification, pour la démocratisation.

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