déferlante.jpgCe n’est plus une vague que nous annoncent les sondages mais une déferlante !

Ainsi selon l’étude du jour de la SOFRES, l’UMP concentrerait entre 400 et 420 députés sur les 577 que compte l’Assemblée. Selon IFOP, ce serait de 410 à 450…

Avec une telle configuration, on retrouverait un parfum de 1993, où la droite avait emporté sans partage le renouvellement législatif. Le PS avait alors perdu 205 députés et simplement sauvé 53 de ses candidats (dont Louis Le Pensec dans le Finistère) !

Une fois de plus, c’est le mode de scrutin qui est responsable de cette perspective. En effet, les enquêtes créditent la droite de 40 % des intentions de vote qui se transformeraient donc en 70 % des sièges…

Raison de plus pour redoubler d’énergie et contrecarrer cette concentration des pouvoirs. Même en 1993, 19 députés socialistes avaient été élus, battant un sortant UMP ! Et en 1997, la circonscription a montré qu’elle pouvait – en l’occurrence, c’était à notre détriment – voter à contrecourant de la tendance nationale. C’est ici, dans la 1ère du Finistère que se construit l’équilibre indispensable à notre démocratie.

Armelle.jpgDistribution de tracts au centre ville durant tout l’après midi avec Armelle Huruguen, Maryvonne Blondin et Gilbert Gramoullé avant de tenir une réunion publique à Briec.

Beaucoup de touristes dans les rues dont un grand nombre d’Anglais. Dans les thèmes dont parlent les quimpérois rencontrés le projet de franchise non remboursable sur les dépenses de santé arrive nettement en tête.

Le mot est vraiment mal choisi : franchise. Il n’est pas sincère. On pourrait penser que ce pourrait être un cadeau. Et bien non, c’est un impôt. De combien sera-t-il ? Personne n’en connaît encore le prix. Ce que l’on sait, c’est que plus le déficit de la Sécurité Sociale sera élevé, plus les franchises seront hautes.

Elu député, je m’opposerai à ces franchises, à ces déremboursements, ces fiscalités supplémentaires. Je défendrai le droit inaliénable à la santé.

Jaouen.jpgPetit déjeuner ce matin à la Chambre d’Agriculture à l’invitation de son président Jacques Jaouen. La plupart des candidats dans les 3 circonscriptions de Cornouaille sont présents. Presque tous s’exprimeront sur les enjeux agricoles.

Pour ma part, j’ai insisté sur trois points. A l’échelle mondiale, il me semble indispensable de défendre le principe de souveraineté alimentaire. A l’échelle européenne, la priorité doit être le maintien d’une politique agricole commune, seule véritable politique intégrée de l’Union. Conçue selon un modèle unique, ignorant la diversité des productions comme des modes d’exploitations et trop exclusivement productiviste, elle a su progressivement s’adapter.

A l’inverse des libéraux qui voudraient détruire la PAC parce qu’ils considèrent que le jeu du marché ne doit pas être entravé, les socialistes estiment que l’Europe est un instrument indispensable de régulation. Nous avons besoin d’une autorité qui fixe les règles, notamment sanitaires, et protège les consommateurs.

Enfin à l’échelle locale, nous devons agir pour une agriculture performante, diversifiée et durable à l’image de la politique conduite par le Conseil régional. C’était une belle occasion de marquer mon intérêt à l’agriculture et surtout aux emplois qu’elle génère.

nath.jpgPorte à porte ce matin à Kerfeunteun avec Roger, puis à midi distribution de tracts au restaurant administratif à Ty Nay, puis en fin d’après midi à nouveau deux heures de porte à porte avec Nathalie Conan à Fouesnant.

Les conversations sont assez semblables. D’abord les personnes rencontrées à la différence de ce qui se passait durant la présidentielle ne doutent pas. Les jugements sont faits. Je rencontre des électeurs de droite qui vont réaffirmer leur soutien au Président qu’ils viennent de porter à l’Elysée. Et je reçois des encouragements de ceux qui ayant voté pour le changement, comptent confirmer leur vote.

Contrairement à ma crainte, nulle perception d’un sentiment de résignation ou d’abattement. A l’évidence, la singularité bretonne, visible sur toutes les cartes le soir du 6 mai, est parfaitement intégrée par les électeurs. Et elle a l’heure de plaire…

On me parle aussi beaucoup du PS pour critiquer le comportement des uns et des autres. L’image que donnent nos dirigeants nationaux n’est guère comprise. Comment peuvent-ils se disputer alors que la législative est la dernière occasion de rééquilibrer les institutions ? A tous, je dis combien je partage leur exaspération devant ce spectacle en dessous de nos responsabilités.

EPFR.jpgHier, France 3 Ouest dans son journal de « Midi Pile » a consacré un reportage sur la situation politique de la circonscription.

Je n’ai pas été surpris de constater que les 4 candidats interrogés (mais pourquoi seulement 4 ? Quid de la candidate du PC par exemple ?) évoquaient le logement. Cette question est évidemment très présente dans la campagne en raison des enjeux locaux.

Par contre, quelle ne fut pas ma surprise en découvrant que la députée sortante soutenait la création de l’Etablissement Public Foncier voulu par le Conseil Régional ! En effet, j’ai encore présent à l’esprit les critiques répétées du groupe UMP lors des débats sur ce sujet. Vous pouvez d’ailleurs lire l’avalanche de reproches sur leur site. Tout est bon pour stigmatiser notre initiative…

Certes, je n’ignore pas que la communauté de Quimper a voté en faveur de l’EPFR et je suppose qu’en son sein Marcelle Ramonet a suivi le souhait constructif d’Alain Gérard mais le moins que l’on puisse dire c’est que sa propre capacité de conviction est faible. Pas un des élus finistériens de l’UMP, pas même sa collègue députée Hélène Tanguy, n’a adopté notre délibération. Pas plus d’ailleurs que son propre suppléant qui a voté contre dans sa communauté de communes….

Et il a fallut toute l’énergie de Jean-Yves Le Drian pour qu’enfin le 27 mars dernier, le Premier ministre de Villepin accepte la naissance de cet outil, alors même qu’il venait sans retard d’autoriser le département de la Vendée à le faire…

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