Marie AntoinetteVu au Bretagne, avec ma fille, le dernier film de Sofia Coppola  « Marie Antoinette ». L’avouerais-je ? Je ne connais pas cette réalisatrice dont je n’ai rien vu, même pas  « Lost in translation »…C’est plutôt le sujet qui m’attirait. J’aime ces périodes ou l’histoire hésite, ces moments où tout peut basculer comme le 25 juin 1791 (Varennes), le 10 juillet 1940 (Vichy), le 13 mai 1958 (Alger), ces instants où les hommes maîtrisent leur destin.

J’ai été déçu. Ce film n’est qu’un portrait très long d’une pauvre petite princesse riche qui aspire à être libre mais que les contraintes de la Cour enserrent. Les critiques ont loué son coté esthétique et artistique et la bande son faite de musique pop et de menuet (dont certaines morceaux sont interprétés par l’ensemble brestois Matheus dirigé par Jean Christophe Spinosi). J’avoue m’être plutôt ennuyé de la longueur et des plans répétitifs censés traduire la frivolité de cette reine qui délaissée par un époux maladroit s’est inventé un monde où la fête, l’alcool sont l’essentiel.

Pour Coppola le contexte politique importait peu. Dommage.

Seule bonne surprise : l’actrice italienne Asia Argento qui compose une comtesse du Barry, maitresse de vieux roi Louis XV, complètement décalée et vulgaire.

Pour ne pas changer de période, je me replonge dans le dernier ouvrage de Roger Gérard Schwartzenberg « 1788 : essai sur la maldémocratie »…

    2 commentaires

  1. pennarun catherine

    j’ai apprécié ce film, même si la musique est parfois bien envahissante à mon goût.
    j’ai admiré le travail esthétique (lumière, costumes, décors) sans bouder mon plaisir. le décalage entre la vie de la cour et celle du peuple apparaît de façon saisissante.
    l’arrachement à un pays, à une famille est montré de façon douloureuse, ce qui me semble très plausible. les remèdes à l’ennui et au manque d’affection sont logiques pour une femme qui ne se soucie pas des dépenses. Marie Antoinette est montrée d’une façon attachante.
    sa liaison avec de Fersen me semble peu crédible avant l’arrivée du dauphin. elle devait être très surveillée !!! elle ne devait pas s’amuser tous les jours….
    mais je ne suis pas allée voir ce film dans un souci historique. j’adore les films de Sofia Coppola, surtout Lost in translation. elle fait des films « suspendus », tout en délicatesse. le rejet des critiques à Cannes me semble sans surprise. on rejette les gens si facilement après les avoir encensés….

  2. alice

    Pour apprécier ce film il fallait sûrement savoir ce qu’on allait y trouver. J’ai aimé ce « flottement », cet état vaporeux, c’est l’univers que l’on trouve aussi dans le premier film de Sofia Coppola « Virgin suicides ». La dimension historique avait assez peu d’importance à mes yeux. On peut certainement juger surdimensionnés les moyens mis en oeuvre pour traiter ce sujet …

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